L'irréversible est la mise à mort de quelque chose

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L'irréversible est la mise à mort de quelque chose

Message  Crue Elle le 06.11.15 2:57

Petit cœur entassé en vrac, une boule de chiffons sales et déchirés. C'était beau à regarder brûler sur le bûcher. J'ai panser mes plaies avec résignation. Elles s'échappent de toutes normes et n'en reviennent qu'impitoyables. On retiens ces tourments anciens, liés au présent comme des racines sous le bitume. Encore un pas vers la douleur car elle seule me tient éveillé. Rien de plus ne peut m'aider. Je ne peux qu'envier les cœurs simples qui ne se perdent que trop souvent. Car on retient encore un peu plus ce qui détruit. Je suis fatigué, éreinté. Ça semblait si simple pourtant. Quand terminerons-nous ? Existe-t-il un repos autre qu'éternel ? Partiel est mon chagrin, entière est ma faute. Et tout est à reconstruire. Encore une fois. Car je t'aime et je m'en veux. On perds toujours, un jour, ce qui nous faisait rire et sourire. Et l'on devient quelqu'un d'autre pour tenir et garder le souffle tant qu'il est encore chaud. J'ai décidé de brouiller les pistes. De rendre les choses compliquées et inaudibles. A toi de savoir écouter. Avant de pleurer, les mains sur la tête, de ne pas comprendre l'horreur de mes pensées. J'ai failli à mon être et celui-ci n'est plus là pour pardonner. Ne serait-ce qu'essayer. Une seule chose subsiste ; l'importance du tout néant. Car je me donne entière à ce vide qui m'effleure et me transperce. C'est un bonheur froid. Mais un bonheur tout de même et c'est ainsi que je m'enchaîne aux portes d'un autre chaos. On aura beau faire tout ce que l'on peut mais la seule voie possible se perd dans les branches basses et les vents contraires. Car j'ai perdu foi en un avenir serein et mon seul repère sont ces griffures sur mes doigts. Je suis la folle course du temps, de celui qui parfois se meurt en un prestige oublié. J'ai donné mon âme au premier venu et je ne m'en porte pas plus mal. Car la négation des choses m'a toujours été positive. Mélancolie se meurt, je retiens mes larmes. Sachant que perdre est devenu inévitable, l'issue ne retient personne d'autre. Implacable de sang froid ou mon idole de toute histoire. Paradoxe. Une fin enfin là, mon ange s'envole. Une prière, une croix et j'attire la honte de n'avoir su tenir plus longtemps. J'en veux au monde et à ses péchés. J'en veux à tous et à vos idées qui n'ont de cesse d'accomplir la démence de l'ailleurs. Mais il n'y a rien. Rien que le vide du plus beau des néants. Et je laisse le rien qui me sied, se perdre dans ce qui n'est et ce qui ne sera. Si tant est qu'il est été car rien n'est plus que ce qui n'est pas. Comment décrire ? Ce serait comme une brise qui s'enflamme sur la glace de l'horloge infini. Et des milliers d'explosions te font face telles la berceuse de ton enfance. Tu ne peux décrire. C'est ce qu'il y à à vivre, à garder. Ne jamais en partir. Si tant que tu le puisses, car ton corps chute depuis des siècles ou des secondes et le lumière est aussi noire que la nuit éclaire. Et mes songes éveillés reprennent. Porteur de l'ultime en soi. Qui sait si je ne suis pas déjà cette poussière isolée, qui tourne autour d'autre sans jamais les toucher ? Mes yeux sont crevés, mes mains, coupées et les sensations ont perdu de leurs intérêts premiers. Tu ne sais rien et tu y penses tout de même. Nous sommes le souffle de la fin infinie, cette tendre brise qui t'arrache à ton socle de marbre. Trop tard pour s'accrocher, l'existence me rappelle. Pourquoi ! Je crie et me débat, griffe et déchire la peau qui apparaît sur ses os qui apparaissent naissant de mon moi. Je revois la lumière et crève mes yeux avec la force de la volonté seule. Du sang. Du sang partout. Et je suis à nouveau envahis par cette douleur de vivre. Ce mal qui ne se surmonte que d'une façon et dont j'ai échouer. Lamentablement. J'ai brisé ce qui me permettait de crier, écrasé ce qui me faisait écouter. Et je retourne à cette pensée sereine que rien n'est éternel si ce n'est la fin de tout cela. Encore une fois et à jamais. Car cette fois, je m'accrocherai si fort qu'il n'y aura plus  à en retenir. Et le néant sera mon antre sans issues, sans fissures. Sans mal-aises. Juste ce qui n'est et ce que je ne suis plus.

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Je me revois face au grand miroir de ma chambre, contemplant, impassible, le résultat d'un mois de deuil. De deuil. Je me souviens encore de la sensation des vêtements tombant le long de mon corps, arrachant les restes de ma peau, des lambeaux de ma souffrance. Ce sentiment de renaissance physique comme si le mal précédant les plaies n'existait pas. Insensible. Autant que les mots de réconforts. Autant que le silence de mort. Rien ne me touche plus. Simplement le souvenir de tes doigts entre les miens. De tes yeux dans les miens, de ton corps frêle et de tes cheveux...
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Crue Elle

Humeur : D'une Obscure Clarté
Localisation : Un lieu chargé de Vie ou l'on Rêve de Mort

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Nom, classe et niveau: Og'Fuz. Inconnu
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