l'Economie et nous.

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l'Economie et nous.

Message  Yoendel le 15.05.13 16:22

Hm... je vous fais part du débat de la veille, en ce qui me concerne.
Le sujet était : L'économie. (au sens large apparemment)

On parlait de l'influence des multinationales sur le mode de vies des habitants, et particulièrement sur les modes de vies des plus pauvres dans les pays les plus reculés.
Bien sûr, en une heure, on a quasiment rien fait. (la peste soit de ces rencontre inter-foyers qui nous laissent une heure pour des débats qui devraient en laisser au moins 4)
Mais toute les questions portaient sur :
1) notre mode de vie. Doit-on aller à une croissance ou à une décroissance ? à quelles échelles ?
2) Notre rôle propre. (l'animatrice a parlé du rôle des rois et des prophètes. en gros, le prophète s'écarte et dénonce, là où le roi est en plein dedans et se doit de faire avec ce qu'il peut, en tenant compte de ce que le prophète dit TOUT EN SACHANT que le prophète, n'ayant pas la main dans la pâte, ne voit pas tout.) Perso, je suis plutôt du genre prophète. :mrgreen:

Ma question est alors... quel est votre avis là dessus ?

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Re: l'Economie et nous.

Message  Klev le 15.05.13 17:04

Croissance et décroissance…

Ne voyant pas vraiment ce qu'économiquement cela signifie, je dirais simplement que selon moi, notre mode de vie actuel n'est pas durable.

L'économie… Les multinationales posent et imposent effectivement des choses, plus souvent à leur avantage (économique) qu'à notre avantage (généralisé).

Les mentalités commencent à comprendre qu'elles sont manipulées en partie par des multinationales…

Je ne parle pas de théorie du complot, mais de l'effervescence de la publicité et des marques au détriment parfois voir souvent de la qualité, et toujours ou presque de la durabilité, de l'écologie (au sens des impacts de la fabrication du produit, sur l'homme (enfants exploités) comme sur la planète), ou de la santé du consommateur. (Coca-Cola qui vient seulement de changer sa recette mondialement alors que ça fait trente ans qu'on sait que le colorant marron qu'ils utilisaient encore un peu partout sauf en Europe et dans quelques autres coins est quelque chose comme entre le très dangereux et l'à éviter absolument)

Je ne pense pas qu'il suffise de se concentrer sur l'économie. Dans notre système actuel, l'économie à une valeur importante, c'est un peu le principe du capitalisme. (Et je ne le critiquerais pas ici)

C'est pour cette raison que je pense que réfléchir par l'économie est une mauvaise façon d'aborder tous les problèmes.

Le consommateur, comme le citoyen, doit se réveiller. Certains le sont ; ce n'est pas le cas pour tous. C'est en pointant les problèmes avec l'aide de médias neutres ou de réseaux sociaux que les problèmes peuvent être étudiés.

Les multinationales s'en prennent pourtant à ces libertés. Pour moi, la question n'est donc pas « Comment avoir une meilleur économie pour faire mieux ? », même si cette question est pertinente.

Pour pouvoir avoir un contrôle sur l'économie, pour pouvoir avoir un contrôle sur le monde, les urnes ne suffisent pas. Les multinationales jouent à tout les niveaux pour ne pas faire réfléchir les consommateurs. Pour penser à leur place.

Pire, elles essayent et réussissent à faire pencher les lois pour elles.

Un exemple ? Hadopi. L'état se fout du téléchargement. Internet n'existe pas pour les politiciens. Ils n'y comprennent rien. Pour eux, Internet, c'est un moyen de regarder la télévision. Là où nous, nous voyons échanges, eux, ils ne voient bien souvent qu'un simple média identique à la télévision ; le citoyen se connecte dessus et regarde des trucs. Il n’interagit pas.

Universal vend des CDs. C'est dommage, le téléchargement illégal lui pose souci.
Paf, Hadopi, une loi contre le téléchargement illégal, sort de nul part. Elle épie les connexions.

Mais Hadopi, c'est rien. Je suppose que vous avez déjà entendu parler d'ACTA ?

Une loi qui proposait d'écouter TOUTES les communications, juste au cas où, si vous étiez un pédo-nazi ou que vous téléchargiez illégalement votre groupe favori.
TOUTES les communications épiées dans un but sécuritaire. Des citoyens qui s'en rendent compte, et qui ne veulent pas de ça, il y en à un paquet.

Un gros paquet. L'ACTA à été refusée par le parlement européen après avoir passé TOUT les autres systèmes « démocratiques » qui sont censé protéger vos libertés.

Par ce que des citoyens ont bougé leurs fesses pendant un an et demi non stop pour faire connaître ACTA. Sinon, personne n'en aurait jamais entendu parler. Si un mec n'avait pas lu la proposition d'ACTA… Personne n'en aurait entendu parler, et cette loi aurait pu permettre des débordements massifs et glorieux vers une écoute totale de ce que vous dites sur le net.

Tout ça pour huit pédos-nazis qui menacent très certainement l'équilibre du monde ? Et du téléchargement illégal ! Tiens, on y revient.

Voilà la fin de mon exemple, qui montre, premièrement, que Universal, qui donne quelque chose comme moins de 1 % de l'argent obtenu par CD vendu aux artistes qui produisent la musique, détestent tellement le téléchargement et le partage sur Internet qui permet aujourd'hui pourtant de faire connaître les artistes, qu'une loi les arrangeraient bien…

Secondement, que l'état suit et proposes des idées pour aider.

Troisièmement, que des trucs comme ACTA sont négociés à l'origine dans l'ombre et qu'il faut se battre pendant un an et demi pour les voir disparaître (et réapparaître sous forme de zombie six mois plus tard, mais ça c'est une autre histoire)

Pour pouvoir donc régler ces soucis économiques, la question que je me poserais donc d'abord serait « Comment faire en sorte que mon pays m'écoute vraiment ? »

Puisque le parlement européen à failli ne pas nous entendre.


Des propositions, je suppose que je devrais en donner…
Soyons clairs… Il est dur de parler économie, d'autant plus que le vocabulaire lié à ça est devenu très éloigné des gens normaux depuis quelques générations.

Cependant, le pays peut avoir des économistes ou des penseurs économistes, qui peuvent proposer des idées, sur lesquelles les gens plus normaux comme moi ou le premier venu peuvent réfléchir.

C'est relativement ce qui se produit quand on doit aller aux urnes ; on vote souvent pour le plus durable économiquement…

Cependant, nos choix sont alors drastiquement limités, entre quelques candidats, et il est plus facile d'écouter le discours que de trancher vraiment pour des raisons économiques qu'on aurait étudié à l'aide de quelques lectures d'économistes.

Et c'est dommage, puisque au final, bien souvent, on ne change rien.

Donc, on en revient à ce que je disais ; un état démocratique DOIT savoir écouter son peuple.

Pour l'économie, je ne sais que conseiller, ne touchant jamais à des chiffres.

_____________________
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