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Message  Saül le 22.04.13 8:20

Après moult fausses couchse je le sens qui commence a être assez solide pour que je vous le soumette et requière vos avis à son propos.
C'est un scénario écrit pour un cours. Il doit suivre une structure préétablie par C. Vogler et développée ensuite par mon prof de scénar. C'est cette structure qui fut si douloureuse. Breeeeef quand ça seras fini je vous mettrait le tableau de construction de ce fichu machin. Pour l'instant je met ce que j'ai fait. C'est pas fini. Ça peut paraitre un peu confus mais bon, ça reste encore à l'état de construction plus ou moins mouvante entre la construction littéraire et la construction scientifique. J'vous met le nom des étapes.

PROLOGUE
On voit la ville. Grande, froide, blanche, géométrique. Il n' y a absolument aucune couleur. La nature y est totalement absente. La ville s’étend a perte de vue. Tout semble gris lorsque l'on s'approche, même les gens. C'est le matin, on ne voit pas le soleil. Juste de la brume laiteuse. Les gens se rendent au travail. Il n'y a pas de bruit. Les sons sont feutrés. Pas de klaxons, pas de cris les gens marchent tête baissée. Plus près, un vent léger s'élève. Personne ne semble s'en soucier. Le vent fait s'élever un papier coincé dans une grille d'égouts. C'est le seul détruit que l'on puisse voir. La ville est très propre. Le papier volette doucement faisant tour a tour apparaitre une face blanc sale et une face de couleurs délavées mélangées. Il ressemble a un papillon incongru dans cette ville ou la nature a disparu/ n'a pas sa place.
Alors qu'il commence a décoller une pique de fer adroitement maniée par un homme en blanc l'épingle violemment au sol. Les passants continent de passer, indifférents. Le papier tressaute encore un peu agité par la brise puis s’immobilise. Définitivement.

LE MONDE ORDINAIRE
Une rue. La rue est propre. Il n'y a ni mégots, ni crottes ou fientes, rien de ce qui salit habituellement les trottoirs. Il n'y a pas de pubs. Juste parfois un grand cercle plus blanc que la peinture légèrement grise des bâtiments. Il n'y a pas d'oiseaux dans le ciel ni perchés sur les fils électriques. Pas de plantes, pas de mousses, pas d'insectes. L'embiance est morne et grise. Lourde. Comme sous un smog perpétuel. Une foule grise silencieuse et docile se dirige inexorablement vers une grande bouche de métro. Il n'y a toujours aucune couleur. Les gens semblent éteints. Tête baissées, pas trainant. Le bruit des pas et grave et sourd. Aucun autre bruit ne retentit. Pas de bousculades précipitées, tout est mesuré, calculé. Un petit vent agite brièvement les cheveux qui ne sont pas attachés en chignons serrés ou solidifiés de laque.

L'APPEL DE L'AVENTURE
Soudain dans la calme de cette mécanique huilée ou entend un bruit de course précipitée, un souffle court, rauque, à bout. D'autres pas suivent mais plus -mécanisés?- En rythme. Un jeune homme court. Il porte un t-shirt rouge. Seule tache de couleur visible. Les cheveux en bataille il bouscule la foule catatonique qui ne proteste pas. Aucun juron, aucune empoignade, aucun cri. Derrière une brigade de gens en uniforme blanc. Il sont silencieux et courent après le jeune homme. Ils le rattrapent presque. Le jeune homme trébuche é s'étale de tout son long au pieds d'un homme d'âge moyen que rien ne semble distinguer des autres. Ses yeux croisent brièvement ceux du jeune homme avant que celui ci ne constate que les policiers sont presque sur lui. L'homme ne bouge pas. Il ne fait rien pour aider le jeune homme. Celui-ci se met alors a fouiller frénétiquement dans des poches et en sort un gros marqueur rouge. Alors que la police approche il griffonne rapidement quelque chose au sol. Lorsque la police arrive sur lui il se met à hurler, essayant d'attirer une quelconque attention. L'homme aux pieds duquel il est tombé ne baisse pas les yeux suffisamment vite et leurs regard se croisent a nouveau. Alors que la police frappe le jeune homme pour le faire taire les yeux de celui ci s'éteignent..

LE REFUS DE L'AVENTURE
L'homme a toujours la tête droite. Jusqu'à ce qu'un policier le regarde fixement. Il baisse alors la tête. A ses pieds le dessin du jeune homme en rouge éclaboussé d'un peu de sang. Une petite plante maladroitement dessinée, sur le béton propre éclaboussée d'un peu de sang que la pierre absorbe déjà

Un appartement sombre, étriqué. La lumière grise rentre par la fenêtre.peut être le soir tombe, la luminosité est moins forte.Il y a une table en formica, une vieille nappe cirée, des taches d'humidités sur un papier peint vieillot.Il y a pas mal de désordre. Le désordre de quelqu'un qui a trop de choses a stocker dans un endroits trop petit. Des papiers, des piles de livres s'entassent, des peintures, photos, gravures s'affichent au mur en vrac. Un couloir étroit. Un bruit de pas. Les grincements d'un parquet. Une clef qui tourne dans la serrure. La poignée tourne, la porte s'ouvre et l'homme entre Il se faufile dans le couloir exigu, accroche son manteau élimé a une vieille patère de laiton. Il s'appuie dos au mur. Il semble plus fatigué qu'auparavant, ses traits sont tirés. Il contemple une vielle photo. Un reflet ne nous permet pas de voir exactement ce qu'elle représente? Il semble il y avoir deux personnes. Un adulte et un enfant . L'homme détourne le regard et s'affaisse doucement.

L'ACCEPTATION DE L'AVENTURE
La luminosité baisse. Il fait sombre mais pas noir encore. L’homme se lève, il se déplie. Sa posture est plus droite, il tiens la tête haute, plus volontaire. Il a les mâchoires serrées. Il a gagné en prestance. Ses bras ne sont plus ballants, son pas n'est plus trainant, il est plus ferme, plus assuré. Il rentre dans une pièce toujours étroite. S'y trouve un vieux lit fatigué et miteux. L'homme grimpe sur une vieille chaise d'osier branlante afin d'atteindre le haut d'une vielle armoire a glace. Il tatône puis attrape finalement ce qu'il cherche. Il redescends une vieille boite de carton poussiéreuse. Il la descends et s'assoie sur le lit. La boîte sur les genoux. Le lit grince et s'enfonce. L'homme contemple la boite le temps d'une respiration puis l’ouvre; La poussière tombe du couvercle. On ne voit pas le contenu de la boite mais celui-ci illumine le visage de l'homme de lumière colorées. L'homme sourit, lentement. Il semble presque attendrit. Son pouce caresse doucement le bord de la boite. Soudainement il ferme la boite et se lève.

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Message  ><( )>< le 23.04.13 17:38

Alors:
Déjà, j'aime bien ton cadre. La façon dont tu présentes les choses, et dont tu plantes le décor aussi.
Et J'AIME ton idée de la feuille de papier. Parce que c'est un mouvement mort. Ça accroche mais ça souligne aussi le cadre désert.
J'aime aussi le petit vent, façon..je sais pas. Façon western presque, dans l’ambiance.

J'aime la façon dont tu introduis la couleur aussi. Le rouge. une couleur pas sage. J'aime l'effet visuel décrit.
Après...Ben c'est difficile de faire quelque chose d'original dans ce domaine.... on a déjà vu tellement de films, lu tellement de bouquins...qu'introduire l'action est une étape à faire, certes, mais qui soit est traitée de manière classique, soit est réalisée par un génie. ... Enfin, ça dépendrait aussi de la façon dont c'est fait ensuite...

J'aime le coup de la plante. En rouge, et non en vert.

Eve a écrit: PLANTE !

Sérieusement, ça me rappelle un peu Wall-E... Tu sais, le décor vide, post-industriel, et la plante qui chamboule tout...

J'aime la façon dont tu montres la foule, neutre, anonyme, disciplinée.

Je ne sais pas si c'est moi, mais je trouve que tu décris très efficacement. Peu de mots qui évoquent beaucoup de chose...
Je visualise tres bien l'appartement, voire l'allure générale de l'homme.

Le revirement est bien montré aussi.
...Hmm.

En fait, ce qui m'embête dans ce revirement, c'est qu'il fait un peu cliché. Et qu'il est un peu trop rapide à mon sens.
Peut-être aussi que cet homme est le premier à réagir devant l'évènement, qui s'est peut-être produit maintes et maintes fois auparavant... hmm... Mais en fait, ça me pose toujours problème que "comme par hasard", l’événement s'adresse à celui qui saura en faire quelque chose et en tirer un enseignement. ... Enfin, ça c'est un problème général, donc tu n'y es pas pour grand chose.


...Et si c'était pas à ses pieds que le volté tombait ?
Si c'était juste quelqu'un qui a assisté à la scène qui réagissait ?
Et même, si le premier homme ne réagissait que partiellement, et que c’était l'autre, de loin, qui prenait ça sous son chapeau finalement ?


...C'est peut-être complexifier pour rien... Mais... Je pense que ça donne un petit peu d'imprévu...un scénario un peu moins linéaire somme toute.

... Enfin, ça ne rentre peut-être pas dans ta grille ?

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Message  Saül le 23.04.13 18:22

Pour l'intro, j'ai hésité deux seconde a en faire purement et simplement toute l'histoire mais ca induisait aussi pleins de questions sans réponse et une réflexion toute neuve alors que j'ai eu un mal fou a en mettre en place une qui tienne debout.

Pour la plante j'ai hésité, mais c'est d'accord, en vert^^

Alors, oui, je peux faire un autre homme, c'est parfaitement possible et en effet ca rendrais le récit moins... Linéaire. Mais après a voir si c'est pas mieux qu'il soit linéaire. En fait ca va dépendre du temps que j'aurais pour reprendre ce passage.

pour le côté cliché ben... Ça doit être un scénar classique... Si je change la place du protagoniste ca le sera toujours en étant moins évident, ca serais cool, si j'ai le temps^^

Merci pour le terme Volté^^, c'est un grand honneur

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Re: Scénario

Message  ><( )>< le 23.04.13 18:47

Non, en rouge ! C'est bien en rouge ! C'est violent et non conventionnel !

Quoique... ça te donne des couleurs complémentaires....
Hmm. Ca se discute, fais comme tu veux.

Hmm, je comprends. Cool que tu aimes mon idée. ^^


Puis...

Merci pour le terme Volté^^, c'est un grand honneur

Hmm, de rien ! J'ai un peu de mal à dire d'une action pareille que c'est une révolte, quand elle a tout de la Volte...!

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Re: Scénario

Message  Saül le 23.04.13 18:55

J'ai un peu de mal à dire d'une action pareille que c'est une révolte, quand elle a tout de la Volte...!

me voilà grillée^^

pour le vert c'était la complémentaire violente avec le rouge qui me gênait. On veras surement en fonction de si je change la place du héros ou pas.

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Re: Scénario

Message  ><( )>< le 23.04.13 19:08

....Garde rouge.

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Re: Scénario

Message  Klev le 23.04.13 20:34

J'avais proposé d'écrire une critique, mais… Je ne suis plus assez motivé pour le faire avec cœur, désolé.

Malgré tout, j'ai lu tout ce que vous avez dit, et relirais encore plus tard.

Je suis désolé, 'lo.

(Je ne te cacherais pas que c'est en partie lié au fait que je dois peaufiner et relire mon propre texte, et que j'ai peur que ton style écrase le mien, en plus de ne pas avoir envie d'écrire quoi que ce soit d'autre)

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Dans la Nébuleuse, tout devient possible. Les rires se joignent aux larmes, l'émotion à l'instant, le temps à l'espace ; tous les fils noués en une toile de maître, surface interactive, simple résultante de l'activité des individus…

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Re: Scénario

Message  Saül le 23.04.13 23:48

C'est pas grave; c'est réciproque^^

En tout cas tu m'as déjà bien aidé, grâce à toi j'ai déjà adouci la fin même si il manque encore un peu le milieu :mrgreen:

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Re: Scénario

Message  Saül le 24.04.13 8:57

Et voilà! Attention, J'ai un peu chargé.

Je remet tout, j'ai bidouillé pleins de détails et je me souviens plus de ce que j'ai (ou pas) changé.

PROLOGUE

On voit la ville. Grande, froide, blanche, géométrique. Il n' y a absolument aucune couleur. La nature y est totalement absente. La ville s’étend à perte de vue. Tout semble gris lorsque l'on s'approche, même les gens. C'est le matin, on ne voit pas le soleil. Juste de la brume laiteuse. Les gens se rendent au travail. Il n'y a pas de bruit. Les sons sont feutrés. Pas de klaxons, pas de cris les gens marchent tête baissée. Plus près, un vent léger s'élève. Personne ne semble s'en soucier. Le vent fait s'élever un papier coincé dans une grille d'égouts. C'est le seul détritus que l'on puisse voir. La ville est très propre. Le papier volette doucement faisant tour a tour apparaitre une face blanc sale et une face de couleurs délavées mélangées. Il ressemble a un papillon incongru dans cette ville ou la nature a disparu/ n'a pas sa place.
Alors qu'il commence a décoller une pique de fer adroitement maniée par un homme en blanc l'épingle violemment au sol. Les passants continent de passer, indifférents. Le papier tressaute encore un peu agité par la brise puis s’immobilise. Définitivement

LE MONDE ORDINAIRE

Une rue. La rue est propre. Il n'y a ni mégots, ni crottes ou fientes, rien de ce qui salit habituellement les trottoirs. Il n'y a pas de pubs. Juste parfois un grand cercle plus blanc que la peinture légèrement grise des bâtiments. Il n'y a pas d'oiseaux dans le ciel ni perchés sur les fils électriques. Pas de plantes, pas de mousses, pas d'insectes. L’ambiance est morne et grise. Lourde. Comme sous un smog perpétuel. Une foule/Un troupeau gris/e silencieux/se et docile se dirige inexorablement vers une grande bouche de métro. Il n'y a toujours aucune couleur. Les gens semblent éteints. Tête baissées, pas trainant. Le bruit des pas et grave et sourd. Aucun autre bruit ne retentit. Pas de bousculades précipitées, tout est mesuré, calculé. Un petit vent agite brièvement les cheveux qui ne sont pas attachés en chignons serrés ou solidifiés de laque.

APPEL DE L'AVENTURE
Soudain dans le calme de cette mécanique huilée ou entend un bruit de course précipitée, un souffle court, rauque, à bout. D'autres pas suivent mais plus -mécanisés?- En rythme. Un jeune homme court. Il porte un t-shirt rouge. Seule tache de couleur visible. Les cheveux en bataille il bouscule la foule catatonique qui ne proteste pas. Aucun juron, aucune empoignade, aucun cri. Derrière une brigade de gens en uniforme blanc. Il sont silencieux et courent après le jeune homme. Ils le rattrapent presque. Le jeune homme trébuche et s'étale de tout son long au pieds d'un homme d'âge moyen que rien ne distingue des autres. Ses yeux croisent brièvement ceux du jeune homme avant que celui ci ne constate que les policiers sont presque sur lui. L'homme(1) ne bouge pas. Il ne fait rien pour aider le jeune homme.
-Plan large. Plus en aval dans la foule. En amorce un homme immobile regarde la scène et baisse les yeux-
(1) reste totalement immobile, comme arrêté par cet obstacle inattendu qu'il ne sais franchir (genre perso de jeu vidéo bloqué par un obstacle)
-plan large. L'homme tressaille comme pour esquisser un mouvement vers je jeune homme qui tente de se relever. Puis les muscles de l'homme se relachent. Ses bras tombent, ballants. Il détourne le regard vers la caméra et semble dévasté. Il recommence a marcher, lentement, lourdement. Le jeune homme se met alors a fouiller frénétiquement dans des poches-
Plan resserré: Il en sort un gros marqueur rouge (ou vert, en tout cas absolument PAS noir). Alors que la police approche il griffonner désespérément quelque chose au sol. La police arrive sur lui. Il se met à hurler, essayant d'attirer une quelconque attention. L'homme aux pieds duquel il est garde la tête baissée.
-Plan élargi. L'homme marche. Il tressaille puis se tends, serre les poings et les dents, les paupière fermement closes pour ne as voir, s'empêcher de réagir. Le jeune homme cherche un regard dans la foule. Alors que la police le frappe pour le faire taire ses yeux s'éteignent (Sony- I robot).

L'homme arrêté reprends son chemin. Le front ridé comme par un léger soucis. Sa bouche est légèrement ouverte tandis que sa main s'agite. Il frotte ses doigts les uns contre les autres, comme un geste mécanique pour se rappeler de quelque chose qu'il aurait oublié. Puis sa main se détends et il reprends son allure d'avant.

LE REFUS

Les bruits de pas rythmés s'éloignent. L'homme de l'amorce ouvre les yeux et détends ses muscles. Il s'affaisse. Il jette un coup d' oeuil vers l’endroit du drame. Au sol, une petite plante maladroitement dessinée, sur le béton propre éclaboussée d'un peu de sang que la pierre absorbe déjà. Il se fige pendant une micro-seconde puis détourne les yeux, baisse la tête et reprends son chemin. Sortie de champ.

Plan de grand ensemble, la rue est toujours remplie d'une foule silencieuse qui marche. Seule tache de couleur immobile, le dessin du jeune homme en rouge. Les passants passent, indifférents.

Un appartement sombre, étriqué. La lumière grise rentre par la fenêtre.peut être le soir tombe, la luminosité est moins forte.Il y a une table en formica, une vieille nappe cirée, des taches d'humidités sur un papier peint vieillot.Il y a pas mal de désordre. Le désordre de quelqu'un qui a trop de choses a stocker dans un endroit trop petit. Des papiers, des piles de livres s'entassent, des peintures, photos, gravures s'affichent au mur en vrac. Un couloir étroit. Un bruit de pas. Les grincements d'un parquet. Une clef qui tourne dans la serrure. La poignée tourne, la porte s'ouvre et l'homme du plan large entre. Il se faufile dans le couloir exigu, accroche son manteau élimé a une vieille patère de laiton. Il s'appuie dos au mur. Il semble plus fatigué qu'auparavant, ses traits sont tirés. Il contemple une vielle photo. Un reflet ne nous permet pas de voir exactement ce qu'elle représente? Il semble il y avoir deux personnes. Un adulte et un enfant . L'homme détourne le regard et s'affaisse doucement.

L' ACCEPTATION

La luminosité baisse encore. Il fait sombre mais pas noir encore. L'homme se lève, il se déplie. Sa posture est plus droite, il tiens la tête haute, plus volontaire. Il a les mâchoires serrées. Il a gagné en prestance. Ses bras ne sont plus ballants, son pas n'est plus trainant, il est plus ferme, plus assuré. Il rentre dans une pièce toujours étroite. S'y trouve un vieux lit fatigué et miteux. L'homme grimpe sur une vieille chaise d'osier branlante afin d'atteindre le haut d'une vielle armoire a glace. Il tâtonne puis attrape finalement ce qu'il cherche. Il redescends une vieille boite de carton poussiéreuse. Il la descends et s'assoie sur le lit. La boîte sur les genoux. Le lit grince et s'enfonce. L'homme contemple la boite le temps d'une respiration puis l'ouvre; La poussière tombe du couvercle. On ne voit pas le contenu de la boite mais celui-ci illumine le visage de l'homme de lumière colorées. L'homme sourit, lentement. Il semble presque attendrit. Il baisse la tête. Son pouce caresse doucement le bord de la boite. Soudainement il ferme la boite et se lève.

SÉPARATION ALLIES-ENNEMIS / L'APPROCHE

C'est la nuit dans la ville aux murs blancs. L'homme est habillé de gris.Il porte un sac. On entends des choses s'entrechoquer a l’intérieur.Les pas rythmés résonnent. Il regarde à droite, a gauche puis s'engage dans une ruelle sombre où il se tapit. La peinture blanche y est écaillée. Il pose sa tête contre les briques de Terre apparentes. Même dans l'obscurité on voit leur couleur. Il est une ombre dans la nuit. Un peu hésitante cependant. Il se tiens toujours droit, redressé, affirmé. Les pas s'approchent. L'homme se tends. Les pas résonnent de plus en plus fort. L'homme tremble légèrement. Au paroxysmes, les pas amplifiés résonnent sinistrement d'un écho. Cela dure plus d'une respiration lente puis les pas s'éloignent, toujours lourds. L'homme respire, sort prudemment de la ruelle en tendant l'oreille puis s'éloigne, ses pas discrets rythmés par les entrechoquements sourds du contenu de son sac.

L’ÉPREUVE

La rue large à la bouche de métro. Des pas légers résonnent. L'homme arrive dans le champs de vision. Seul dans le désert gris. On le voit par son ombre. Par la tâche de son sac. Il s’arrête devant le dessin. Baisse les yeux. Plan rapproché et fixe sur son sac qu'il laisse tomber à ses pieds. Bruit de fermeture éclair. Ferme, rapide, assuré. Il en sort une petite boite allongée en carton gris, tachée. Il se lève. On entends le bruit du carton contre lui même, le bruit du papier de soie que l'un lève. Un petit entrechoc doux. Il s'éloigne vers le mur. On ne voit toujours que ses pieds, le bas du mur, le sol avec le dessin et le sac. L'homme s’arrête face au mur. On entends le crissement soyeux du pastel contre une surface rugueuse. Ses pieds semblent danser le long du mur blanc. De la poussière colorée tombe à terre sur le trottoir immaculé

RETOUR / 'RÉCOMPENSE'

Dans l'appartement le jour se lève peu a peu. La lumière passe petit a petit du rien au gris sombre qui précède l'aube puis à la clarté légèrement chaude de l'aube elle-même.la lumière nous révèle peu a peu l'homme endormi dans un vieux fauteuil élimé.Le dessous de ses ongles est tâché de couleur. Sur ses vêtements un peu de poussière de pastel. Sur ses chaussures, sous ses semelles. Le contenu de son sac se répands à terre à ses pieds. Dans ses mains le cadre-mentor verni et débarrassé de sa poussière. Sous la lumière de l'aube le bois du cadre luit légèrement et révèle un couleur chaude et profonde (acajou ou teck)


On entends des pas doux, légers. Quelqu'un frappe doucement à la porte. Un très bref temps d'attente.La porte est violemment défoncée. Sous la violence du choc la porte enfonce une partie du mur et s'arrache de ses gonds. Les cadres tombent du mur dans un bruit de verre. Aussitôt ils sont broyés sous les pas rythmés et agressifs de la police blanche. Les choses qui étaient sous verre sont désintégrées. Le crissement du verre broyé sous les semelles agresse les oreilles. L'étroitesse du couloir est telle que les policiers trébuchent, épaules contre épaules. L'homme est réveillé. Surprit, un instant, par cette foule blanche et disciplinée qui se répands dans son salon exigu et encombré. Effrayé, il baisse un instant les yeux sur le cadre, se reprends un peu, le pose sur l'accoudoir et se lève. Les policier l'entourent en NE respectant PAS une distance de courtoisie. Il n'est pas encadré de deux policier ni escorté. Il est entouré, presque étouffé par tous. Il les suis à la fois bien forcé et docile, la tête haute, tendu. Ils le tiennent serré au milieu d'eux comme pour le phagocyter. Le héros semble noyé, étouffé dans cette marrée blanche au passage du couloir.

Ils sortent. Bruits de pas confus dans l'escalier. Tout s'est joué dans un silence uniquement interrompu par les bruits sourd des chaussures des policiers contre le parquet.

BILAN / DERNIER TEST

Dans la rue. On les suit. En ligne droite. L'homme est toujours 'phagocyté'. On s'approche de la bouche de métro. Il n'y a personne dans les rues. A terre, le dessin de l'homme en rouge a été continué. La caméra diverge du groupe et le suis le filament de couleur qui s’étend jusqu'au mur tout proche. S'y étends une immense fresque colorée, de l'amplitude d'un homme. Comme si le dessin de l'homme en rouge avait fleuri. Le haut se perd dans le vide. Là ou il n'y a pas de couleur, la peinture blanche a été grattée, arrachée par pans entiers parfois pour révéler les briques de terre rouge. Le pied du mur est jonché de poudre et de débris de craies, d'écailles de peinture blanche.
Un lambeau de peinture est poussé par le vent. Des petits tourbillons de poussière colorée se forment et se rependent sur la chaussée.

Pendant ce temps là, les bruits de pas s'éloignent puis résonnent dans la bouche de métro avant de s'éteindre





Un passant passe. Peu a peu le troupeau se forme. Au passage devant le murs certains restent indifférents. D'autre Accélèrent et baissent la tête, d'autres au contraire ralentissent. Certains osent des coups d' oeuil plus ou moins furtifs. Quelqu'un esquissent peut être un sourire, leurs yeux luisent un peu plus.
Les passants passent. Le monde n'est plus entièrement gris.
La lumière est plus chaude, celle d'un petit matin. Ils y a quelques écharpes de brouillard tout de même. Le lambeau s'élève





Dans l'appartement ravagé, sur l’accoudoir élimé, la vitre intacte du cadre-mentor reflète violemment la vitre. La lumière du soleil.




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