Chrysanthème

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Chrysanthème

Message  Crue Elle le 06.07.18 20:54


Comme une étincelle et un baril de poudre, mes larmes s'enchaînent et me dégoûtent.
De toi, un seul mot, quelques phrases, et je deviens incapable. Incapable de quoi que ce soit.
Si ne ce n'est la lame qui m'entaille le bras. Tu a su me faire perdre raison. Et les crises sont là.
Je fuis, chaque soir. Je vide, mon désespoir. Plus rien ne me porte plus. Tu es si loin, désormais.

Hector.

Comment oublier ne serait-ce que ta voix ?
Comment croire que c'était là mon choix ?

Je regarde au loin, ce qu'il me reste à croire. Et plus rien ne me sied.
Ils étaient beaux nos discours et nos espoirs !
Nos efforts pour remonter nous on noyés.
Tu étais beau...

Je me sens brûler. Peut être par les entailles de ma peau perlées.
Mais n'oublie pas que tu m'a aimé...

Quand tu sera joyeux, heureux, je me noierai, encore...
Quand tu sera envieux, fiévreux de mes efforts, je me noierai encore...

Tout est si gris. J'ai connu le feu, l'ardeur de nos ébats.
J'ai connu les abysses de nos erreurs, et les couleurs de notre éclat.
Je ne reconnais plus rien, et je revois ton visage.

Un bout de tissu se répand et s'avance.
Je tiens les fleurs de notre amour, qui s’effrite sous ma robe.
Les cloches sonnent, le temps s'est arrêté. A nouveau.
Tout le monde est là. Et il n'y a personne.
Les visages se meuvent et se tordent lorsque je tourne la tête.
Le silence est assourdissant, et il me plaît ainsi.
Laissez le bruit dans mon crâne, laissez-le s'insinuez tant bien que mal,
Et m'oubliez, le temps d'un souffle, que je reprenne ce que je peux,
Avant de trébucher, d'écraser ce qu'il restait de joli, de me relever
Sous les pétales flétries et mon mal être.

J'ai l'impression de marcher depuis des siècles tant mes jambes me font mal.
Peut être par les entailles de ma peau perlées.
Un rai de lumière si proche, inaccessible.
Il convient de terminer les choix faits. Quels qu'ils soient.
Et ce qu'ils entraînent.

Des siècles ou des secondes...

Ne sois plus dans ma tête,
Et je survivrai peut être.


_____________________
Je me revois face au grand miroir de ma chambre, contemplant, impassible, le résultat d'un mois de deuil. De deuil. Je me souviens encore de la sensation des vêtements tombant le long de mon corps, arrachant les restes de ma peau, des lambeaux de ma souffrance. Ce sentiment de renaissance physique comme si le mal précédant les plaies n'existait pas. Insensible. Autant que les mots de réconforts. Autant que le silence de mort. Rien ne me touche plus. Simplement le souvenir de tes doigts entre les miens. De tes yeux dans les miens, de ton corps frêle et de tes cheveux...
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Re: Chrysanthème

Message  Klev le 18.07.18 16:23

J'ai été emporté par la lecture de ton texte.

(Et par le précédent en voyant l’écho à celui-ci)

_____________________
Dans la Nébuleuse, tout devient possible. Les rires se joignent aux larmes, l'émotion à l'instant, le temps à l'espace ; tous les fils noués en une toile de maître, surface interactive, simple résultante de l'activité des individus…

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