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Message  Bacrima le 07.01.15 4:48

À lire:
Attention, cette histoire contient une scène de violence particulièrement dérangeante. Vous pouvez l'ignorer, elle est encadrée par les smiley  :twisted: .

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Few days.

Ase se levait difficilement. Elle avait passé une très mauvaise nuit et fait beaucoup de cauchemars.
Son réveil allait sonner, elle devait l'arrêter avant, elle quitta avec regret la douce moiteur de ses draps pour rejoindre la salle à manger.
Alors qu'elle volait un bout de pain dans un placard elle aperçu son reflet dans un miroir : elle était une belle fille, presque une femme maintenant qu'elle avait 17 ans. Elle soupira en voyant l'étendu des dégâts de la nuit : ses cheveux bruns étaient un vrai paquet de nœuds, inextricable, sa joue portait encore la marque de l'oreiller et un point noir la narguait depuis le bout de son nez. Elle se dépêcha d'avaler sa maigre pitance pour se diriger vers la salle d'eau. Elle n'avait le droit qu'à 10 minutes, aussi se levait-elle de bonne heure pour en profiter un peu plus. Elle traversa le plus silencieusement possible le vieux couloir dont le plancher de bois gémissait facilement. Lorsqu'elle atteint le bout elle ouvrit doucement la porte de la salle d'eau, se faufila à travers l'ouverture et referma tout aussi précautionneusement la porte. Elle inspira un grand coups, il était 5h20, la lune éclairait l'immense salle par les baies de vitres dépolies.

Ase apprécia le silence du lieux, parfois brisé par une canalisation capricieuse qui laissait échapper une goutte d'eau claire. Elle déposa les vêtements qu'elle avait pris avec elle su le bord du grand évier de porcelaine. Elle se déshabilla, pris sa serviette et se rendit dans la cabine de douche du fond de la pièce. Cette cabine était la plus disputée, c'était la seule qui n'était pas dégradée de quelque manière que ce soit, l'eau chaude y arrivait en premier, et il y avait une barre de fer pour y déposer sa serviette. Cela semble dérisoire mais c'était beaucoup de confort pour elle et pour les autres filles de l’établissement.

Elle actionna le robinet rouillé et l'eau jaillit, d'abord froide puis très vite tiède et enfin chaude. Ase s'abandonna un instant au plaisir de sentir l'eau chaude couler sur sa nuque et dans son dos. Elle pensa à Rex, le garçon sur lequel elle avait flashé le mois dernier. Il venait d'être transféré dans l'aile masculine de l'établissement, c'était un très beau jeune homme au regard de braise, elle fondait littéralement devant lui. Elle sourit, si sœur Clotilde l'entendait penser, Ase serait puni par trois mois de corvée de vaisselle et elle devrait réciter 20 "Je vous salue Marie " chaque jour qui lui restait à vivre dans ce trou à rat.

Alors qu'elle rêvassait la cloche retentit, l’orphelinat s'éveillait. Quelques instants plus tard une ribambelle de ses camarades déboula dans la salle dont le silence n'était qu'un souvenir. Elle avait encore 10 minutes mais Alice en décida autrement.
Alice était l'horrible blonde qui faisait sa loi ici. Elle était la Reine, du moins se faisait-elle appeler ainsi. On lui obéissait ou on était exclue, maltraitée et rabrouée en permanence. Malheureusement pour Ase, elle n'avait jamais plié devant la Reine.
Quelqu'un tambourina violemment à la porte de sa cabine de douche.
« Sort de là ! »
De toute façon elle avait fini, elle prit sa serviette et tira le loquet. La porte s'ouvrit brusquement sur une sbire de la Reine, une princesse, cette dernière eu une moue de dégoût et recula. Ase feint de l'ignorer et commença à s'éloigner, mais la Reine ne put s'empêcher de faire un commentaire.
« Cette peste a souillé la meilleur cabine, ma cabine ! Attrapez-là ! »

Les trois sbires de la Reine se précipitèrent sur Ase dans un rituel malheureusement trop bien rôdé. Heureusement, cette fois Ase avait une arme : sa serviette, elle la retira à la vitesse de l'éclaire et la fit claquer sous le nez d'une des "princesses". Toute trois reculèrent mais la reine poussa l'une d'elle en avant. Ase saisit l'occasion et fouetta la cuisse de cette dernière qui cria, mais avant que Ase n'ai pu se préparer à une nouvelle offensive la Reine avait saisit sa serviette et l'avait violemment tirée vers elle. Ase sentit l'arme lui échapper des mains. Elle fit volte-face et tenta de fuir mais les deux princesses encore valides l'attrapèrent et la plaquèrent sur le sol carrelé.

« Qu'elle nettoie ses saletés, avec la langue. » Ordonna la Reine sur un ton sadique.
Ase se débattit autant qu'elle put mais elle ne parvint pas à se dégager. Elle abandonna, elle savait jusqu'où pouvait aller les choses si elle résistait trop, elle ne voulait pas en venir à de telles extrémités, elle ne voulait plus que ce genre de choses se reproduisent. La Reine attrapa sa tête, lui boucha le nez pour qu'elle ouvre la bouche et la força à lécher le sol de la cabine. De long en large.

Lorsqu'elle eu finit son labeur et qu'elle était maintenue accroupie, face contre terre, la Reine mouilla la serviette en une extrémité qu'elle entortilla. Ase ne la vit pas se placer derrière elle. Un sourire mauvais barrait le visage du tyran. Elle fouetta l'arrière-train de Ase qui hurla de toute ses forces. Elle avait l'impression qu'on la dépeçait vivante. Mais la douleur du coup ne fut rien comparé à celle des coups suivants. Les larmes ravagèrent le visage de Ase, sa voix s'étouffa tandis qu'elle sombrait dans l'inconscience.

Elle s'éveilla peu de temps après, la tête arrosée par la douche d'une petite cabine. Elle serra les dents, elle avait connu pire, bien pire. Elle se releva difficilement, son tour était fini depuis longtemps car un autre groupe de fille utilisait maintenant la salle de bain. Personne ne lui accorda un regard, son corps dénudé et meurtri ne choqua pas les pensionnaires qui étaient habituées à la tyrannie de la Reine. Bien sûr ses vêtements avait disparus, elle n'osait pas imaginer où ils étaient. Elle n'avait pas le courage de les chercher, elle s'excusa intérieurement et saisit le premier uniforme à sa taille qu'elle vit. Quelqu'un d'autre paierai cette fois-ci. Elle s'habilla promptement, mais grimaça lorsqu'elle enfila sa culotte qui, sans qu'elle le sache, se teinta légèrement de rouge. Elle se coiffa, rapidement avec une brosse qui traînait sur le coin de l'évier, perça le bouton qui la narguait un peu plus tôt et s'en fût dans l'indifférence général.

Sœur Clotilde l'attendait à la sortie de la douche.
« Ase, que faisiez-vous encore sous la douche ? Se doucher n'est pas un pêché, mais ce n'est pas ainsi que vous vous laverez des vôtre. Pour la peine vous serez de plonge ce soir.
_ Oui ma sœur. » Répondit docilement Ase.
Elle n'avait pas le cœur à sourire, pourtant elle l'aurait fait si elle l'avait pu. En étant de corvée ce soir elle échappait au « temps libre » dans les chambres. Elle n'aurait pas à supporter la Reine et ses courtisanes. Tant mieux.
_ « Et vous serez interdit de petit-déjeuner pour l'exemple. »

Ase acquiesça silencieusement. Si elle ne déjeunait pas elle pouvait se rendre directement en cours. Elle se dirigea vers son dortoir, le premier groupe de fille, celui de la Reine, prenait son déjeuner dans le réfectoire, le second groupe était sous la douche. Ase était donc seule dans le gigantesque dortoir. Elle s'approcha de son bureau en face de son lit, ouvrit un tiroir et en récupéra les maigres affaires qu'elle fourra dans son vieux sac. Elle le mit sur son dos et sortie de la pièce. La voie était libre, elle traversa le long couloir en direction de la sortie. Elle pris ses chaussures et se précipita dehors. Ce moment aurait été parfait si son postérieur ne l'avait pas autant fait souffrir. L'air frais du matin, les premiers rayons du soleil, et surtout la route jusqu'au lycée vide de toute représentantes de l'établissement la comblait. Si elle omettait son passage à tabac, cette journée était la meilleur depuis des lustres. Alors qu'elle passait la grille qui délimitait l'austère bâtiment elle entendit des voix. C'était Rex et ses amis qui sortaient de l'aile réservé aux garçons. Son cœur accéléra. Elle ralentit le pas pour que le jeune homme la rattrape. Ce fut rapidement le cas, puis il arriva à son niveau. Elle était tétanisée, son cœur risquait d'exploser dans sa poitrine. Il était à coté d'elle. Elle jeta un regard vers lui.

Il la regardait aussi ! Elle détourna immédiatement le regard vers le sol, frissonna, son cœur battait la chamade. Elle releva la tête. Il était déjà devant elle, discutant avec ses amis. Elle déglutit difficilement puis sourit. Si seulement elle n'avait pas si mal à chaque pas. Les larmes lui montèrent aux yeux, elle les retint.

Le lycée fut bientôt en vue. C'était un bâtiment imposant de 4 étages qui accueillait les enfants de l’orphelinat de Saint Vincent de Saragosse ainsi que ceux de la ville toute proche. Ase aperçut les grilles qui se refermeraient sur elle aujourd'hui, c'était comme si elle vivait en prison, l'orphelinat, le lycée, toujours des grilles, toujours des limites. En sortirait-elle un jour ? Le métal peint en noir semblait la narguer lorsqu'elle franchit le portail. La liberté était aussi inaccessible que le garçon devant elle, tout les deux étaient pourtant si proche qu'elle pouvait les toucher. Le prendre par la main et fuir. Mais la suivrait-il ? Quels autres barreaux les enfermeraient ?

Ase pénétra le hall d'entré du lycée. Les cours ne commençaient pas avant 30 minutes, elle pouvait aller flâner dans son endroit favoris : le toit. Elle monta les marche en grimaçant de douleur, son fondement la faisait encore souffrir. Arrivée au sommet de l'escalier, là où personne ne venait jamais, elle était bloqué par une porte fermé à double tour. Elle s'approcha d'un meuble qui trônait là. Il contenait de la paperasse inintéressante, mais ce que Ase cherchait ce n'était pas la paperasse. Elle tira un tiroir et passa sa main en-dessous. Elle en retira une clef qu'elle avait caché là et referma le tiroir. Elle introduisit la clef dans la serrure et tourna doucement, elle ouvrit respectueusement la porte et la passa comme si elle entrait dans un lieu sacré. Son silence se fit respectueux de cet endroit qu'elle aimait tant. La jeune fille referma la porte et alla s’allonger sur un banc. Ce lieu n'était qu'à elle. Jamais personne ne venait, pas même le personnel d’entretien qui refusait de monter autant de marche pour nettoyer un endroit vide et non-fréquenté. Il y avait deux bancs dégradés et inconfortables, une table pourrie et un pot qui avait dû contenir des fleurs, à une époque. Le temps était doux, le soleil estival dardait ses rayons revigorant sur chaque parcelle de sa peau. Elle se sentait bien. Hormis sa douleur au postérieur.

La cloche sonna, les cours allaient débuter, elle se leva péniblement du banc et descendit en cours sans oublier de condamner son sanctuaire. Elle s'installa à sa place habituel avec une grimace. Ase était au fond de la classe, cela lui évitait d'être la cible de projectiles divers et parfois contondant. Sortant ses affaires la jeune fille s’apprêtait à finir sa nuit durant le cours de Mathématique, la voix du professeur la berçait :
« La Mathématique, dit-il, est une science que vous vous devez de maîtriser pour résoudre les problèmes que vous rencontrerez dans la vie de tout les jours. Je suis déçu de voir que certaines d'entre vous ne maîtrisent pas encore la proportionnalité qui est pourtant … … bla bla bla … … »

Ase rêvait. Rex était un noble chevalier monté sur son noble destrier qui galopait vers elle. Mais son cheval était en fait un serpent qui lui dit d'une voix hypnotique :
« Fait moi confianssssse. »
Elle recula mais trébucha sur un tas de pomme, dans lequel elle s’enfonça comme si c'était des sables mouvants, elle en ressortie en s'accrochant au serpent mais ses vêtements avait été aspirés. Rex s'approcha d'elle, il était nu lui aussi mais en lieu et place de son sexe il y avait le serpent, elle se pencha sur cette anomalie et l'animal en profita pour rentrer dans son oreille et ressortir partiellement par son propre sexe, faisant d'elle un garçon. Elle n'avait plus de poitrine et pouvait changer de dortoir, elle ne reverrait plus la Reine. Elle en pleura de joie jusqu'à ce qu'elle apprenne que Rex avait pris sa place et était une fille maintenant. Ase compara Rex à un mouton au milieu des loups avant de se demander pourquoi elle faisait ça car Rex était vraiment un mouton à présent et la Reine était mi-Louve mi-carte de cœur et re-mi-louve derrière, ce qui était perturbant. Quand Ase lui fit remarquer, la Reine lui sauta au coup avec un cri aigu ressemblant à la sonnerie de fin des cours.

La cloche sonnait. Ase ouvrit les yeux avec la curieuse impression d'avoir rêvé de la Reine, elle pensa que c'était un cauchemar et fit de son mieux pour l'oublier. Les cours du matin étaient finis, Ase avait dormi toute la matinée. Elle était toute ankylosée et son arrière-train la faisait souffrir. Elle se rendit au réfectoire en suivant de près leur dernier professeur, les autres ne l'agresseraient pas si proche de l'autorité. Ce midi il y avait des pommes de terre au menu, avec un peu de viande. Ase n'avait rien mangé d'aussi bon depuis des semaines. Ce n'était pas des restes et les pommes de terres n'étaient pas bouillies mais frites. Elle mangea avec gourmandise plus qu'avec appétit, pour une fois elle savourait son repas. Elle s'alimentait habituellement en moins de 5 minutes, mais là elle resta 15 bonnes minutes à table, elle devra le regretter un peu plus tard. En effet, comme à son habitude elle alla passer la pause de midi sur le toit. Mais elle fut suivit à son insu par une des princesses.

Alors que Ase regardait les nuages paresser dans le ciel, allongée sur son banc habituel, elle entendit le son d'une clef que l'on tourne. Quelqu'un ouvrait la porte ! Elle eut juste le temps de se lever que ce quelqu'un surgit et la saisit par le bras. C'était un professeur. Il vociféra après elle, mais Ase atterrée n'écoutait pas. Son attention était tout entière focalisée sur la jeune fille qui se trouvait dans l'encadrement de la porte : la Reine. Puis tout fut rouge.

Ase se dégagea d'un coup de la main du professeur et courue en direction de la Reine. Cette dernière écarquilla les yeux de surprise, elle ne put même pas se protéger. Ase la plaqua contre le sol, la tête de la reine heurta le sol en faisant un bruit écœurant. Ase l'ignora et saisit la blonde par le coup. Elle serra le plus fort qu'elle put, la rage alimentait son étreinte mortelle. Le professeur la saisit par derrière et la sépara de sa victime.

Ase était dans un état second, elle tomba à genoux. Tout était comme dans un film. Le professeur hurlait à l'aide mais sa voix semblait provenir d'un autre monde. D'autre personnes passèrent. L'infirmière de l'école, puis des docteurs. Quelqu'un la saisit pour la lever, elle se laissa faire, elle n'était plus là, elle n'était plus maître de son corps. Des gens lui parlèrent, elle ne répondait pas, elle ne pouvait pas répondre.

On l'emmena à l'orphelinat où sœur Clotilde l'attendait. Cette dernière la regarda avec plus de dégoût et de mépris que jamais. Pendant trois heures Ase fut sermonnée, mais elle n'en avait cure, elle n'en avait même pas conscience. Les mots, le temps, tout passait sur elle sans l'affecter. Elle resta muette.
Elle fut muette pendant une semaine. Si avant les gens l'ignoraient, maintenant ils la craignaient. Là où elle marchait tout le monde s'écartait, la table où elle mangeait était vidé dans l'instant, les têtes se baissaient sur son passage. L'histoire morbide de la tentative de meurtre s'était répandu comme une traîné de poudre à travers l'orphelinat et le lycée. Sœur Clotilde lui avait interdit de retourner à l'école pour le moment, aussi passait-elle le plus claire de son temps à flâner dans l'orphelinat vide. Faisant parfois le ménage lorsque Sœur Clotilde le lui ordonnait.

Après deux semaines il fut décidé qu'elle reprendrait les cours. Ase angoissa tellement la veille  qu'elle ne dormi que quelques heures. Le lendemain matin, fatiguée, elle se leva avec la masse des autres pensionnaires. Elle pris sa douche dans sa cabine préféré, personne ne la lui disputa. Elle s'habilla sans problème, son fondement ne la faisait presque plus souffrir. Elle pris un petit déjeuner tranquille dans la salle commune.

Puis se fut l'heure de partir en cours. Elle partie la dernière, elle ne voulait pas sentir le poids des regards des autres filles. Alors qu'elle s'approchait de la grille elle vit que quelqu'un y était adossé, ce n'est qu'en se rapprochant qu'elle reconnue Rex. Elle sentit son cœur accéléré, des questions se bousculèrent dans sa tête, Qu'attendait-il ? Une personne ? Elle ? Non … Ce n'était pas possible. Et pourtant lorsqu'elle franchit la grille elle entendit une voix l'interpeller. Une voix douce pleine de promesses et de tendresse. Elle se retourna, il souriait, elle fondit.

« Bonjour, je m'appelle Rex, et toi c'est Ase n'est-ce pas ? »
Ase restait bouche bée, elle ne savait quoi dire, elle acquiesça d'un signe de tête. Il reprit :
« J'ai entendu parler de ton exploit contre la reine, c'était bien joué, tout le monde la détestait, elle méritait une bonne raclée.
_ Heu .. oui, tout à fait. Cette peste aurait dû mourir !
_ Haha ! »
Ase sourit, elle était rouge comme une pivoine mais elle se sentait tellement bien.
« On pourrait parler de tout ça se soir, proposa Rex, le père Richard anime une messe de minuit à plus de 20 km, le dortoir des garçon sera sans surveillance jusqu'à 2 heure du matin.
_ Heu, d'accord, pourquoi pas.
_ Super, à ce soir minuit, derrière le bâtiment des garçons. »

Le jeune homme s'en fut rejoindre ses amis qui l'attendaient un peu plus loin sur la route. Certains émirent des rires goguenards, Rex semblait gêné. Il se retourna et fit un clin d’œil à Ase. Cette dernière frissonna de plaisir. Elle regarda Rex s'éloigner sans bouger avant de se remémorer qu'elle devait aller en cours. Elle se mit à courir en direction du lycée, son fessier se rappela à son bon souvenir mais elle continuait, l'air dans ses cheveux, le soleil dans les yeux, tout lui rappelait à quel point elle avait souffert et à quel point aujourd'hui elle pouvait être heureuse. Elle arriva essoufflée en cours juste avant que la cloche ne sonne. Elle pris sa place habituelle et s’endormit presque aussitôt.

Ase rêvait. Elle était en train de faire le ménage dans une imprimerie, Il y avait de l'encre partout, tant et si bien qu'en lavant elle peignait le sol en noir. Elle avait finit et tout était propre mais noir. Sœur Clotilde avec la voix du père Richard l'admonesta :

« Si les travailleurs perdent leurs chaussures noires ils ne les retrouveront jamais avec ce sol ! »

Ase ne savait que faire, elle avait si peur qu'elle s'urina dessus, mais son urine acide décolora le sol et le père Richard qui arrivait la félicita. Ase leur fit remarquer à la sœur et au père qu'ils avaient la même voix, ils répondirent que c'était normal. Puis il s’étreignirent fortement jusqu'à fusionner en une immense statue de pierre.

Ase les enviait de s'unir ainsi, elle chercha Rex pour faire la même chose mais il était introuvable. Elle le chercha à l’hôpital mais elle tomba sur la reine qui voulait fusionner avec elle pour lui faire endurer les mêmes souffrances. Ase refusait et la reine lui courrait après. Elle courrait dans l'orphelinat poursuivi par la reine et elle tomba sur Rex qui fusionnait à moitié avec le père Richard et pour une autre moitié avec la reine, il cria qu'il allait s'expliquer mais Ase ne voulait pas l'écouter. Elle s'enfuit et tomba sur le concierge et fusionna avec lui par accident. Elle vieillit d'un coup et se retrouva couverte de pustules, elle tomba dans l'escalier sur sœur Clotilde et elle fusionna avec elle aussi, puis avec d'autre personnes qui montaient l'escalier. Elle grossissait en fusionnant avec tout ce qui se trouvait devant elle. Elle était devenu un énorme tas de chaire informe. Elle subissait toutes les peines des autres quand d'un coup la reine surgit, la plaqua sur le sol et commença à l'étrangler. Tout le monde encourageait la reine. Cette dernière ouvrit une bouche immense et dévora Ase. Tout était noir mais un son affreux lui vrillait les oreilles, sans doute les cordes vocales de la reine pensa Ase. Cela avait le même son désagréable que la sonnerie de fin des cours.

En effet, la cloche retentissait dans la classe. Tout le monde préparait ses affaires pour aller manger. Ase se leva péniblement, attrapa son sac qu'elle n'avait pas ouvert et se rendit au réfectoire, elle n'y vit malheureusement pas Rex. Elle soupira. Elle attendait ce soir avec impatience.
L'après-midi passa plus lentement, Ase s'ennuyait ferme aussi eut-elle envie de faire ce qu'elle aimait faire dans de tels moments : écrire. Elle imagina être l'héroïne d'une histoire écrite par quelqu'un d'autre, ailleurs. Elle écrit alors l'histoire de la personne qui écrivait son histoire. C'était une personne triste et seule, qui avait des problèmes en amour, elle fuyait la réalité en écrivant. Ase se mit à détester ce personnage qui écrivait son histoire, elle aurait voulue lui dire à quel point elle le haïssait. Pourquoi me fais-tu subir ça !? Elle se vengea en lui faisant traverser d'horribles épreuves. Puis la cloche sonna.

Ase était libre, il était seulement 16h mais elle n'avait plus d'autres cours ce jour-ci. Cette journée était parfaite. La tête encore pleine de ses histoires elle décida de se rendre à la bibliothèque avant de rentrer à l'orphelinat.

La bibliothèque était le plus beau lieux que Ase connaisse. Le vieux bâtiment était composé de trois étages. La porte d'entré ouvrait sur un vestibule où deux bureaux colossaux accueillaient les élèves et autres érudits pour le prêt des livres. Ase traversa le vestibule pour entrer dans la bibliothèque en elle-même : une immense pièce carré. Contres les murs étaient perpendiculairement ranger les rayonnages de 3 mètres sur une largeur d'au moins 10 mètres. Au centre de la pièces de nombreuses tables accueillaient sobrement les lecteurs. Les deux autres étages n'étaient que des balcons donnant sur cette aire de lecture.

Cette forteresse de silence avait la capacité de calmer Ase. La rassurer, comme si rien ici ne pouvait l'atteindre. C'était en partie vrai, car la reine ne l'avait jamais agressée ici, en même temps il aurait été déplacé de la voir ici, elle était loin d'être érudite. Voire même lettrée. Ase se dirigea au second étage, allée 2, là où se trouvait les romans d'amour. Elle attrapa le livre qu'elle avait commencé à lire le mois dernier et se dit que maintenant elle pourrait emprunter le livre sans risque que la reine ne le détruise. Ase se sentait bien. Peut-être pas heureuse, mais bien.

Elle redescendit s'installer à une table de lecture et tenta de s'immerger dans l'histoire. Mais ses pensées ne cessaient de revenir à Rex, le beau jeune homme lui avait donné rendez-vous. Si elle avait été une fille normal elle se serait inquiétée de ce qu'elle porterait, de comment elle se maquillerait. Malheureusement les filles de Saint Vincent de Saragosse n'avaient pas de maquillage, et mis à part leurs uniformes scolaires elles n'avaient guère que quelques piteuses robes usées provenant de « généreux » dons. Et les rares vêtements qui valaient vraiment le coups étaient réservés par la reine. Ase ne se rendit compte que quelques instants plus tard qu'elle pouvait se servir impunément dans la garde-robe de la reine. Un sourire naquit sur ses lèvres. Ce soir elle serait belle pour son prince charmant, il ferait d'elle une reine bienfaisante, Alice, l'ex-reine, était déchue. Elle referma son livre et se dirigea vers le vestibule où pour la première fois elle emprunta un livre. En sortant elle se sentait conquérante, renaissante.

Lorsqu'elle arriva à l'orphelinat elle se rendit immédiatement dans les dortoirs. Elle s'approcha du lit de l'ex-reine, il ressemblait en apparence à n'importe quel lit. Ase se pencha et attrapa un carton sous le lit. C'était une véritable caverne aux trésors : Robes, rubans, jolies chaussures, et même du maquillage ! Qui l'eût cru. En fouillant encore Ase découvrit un soutien-gorge rembourré, elle pouffa.

« Qu'est-ce qui te fait rire ?! Questionna quelqu'un. »

Ase se retourna vivement, une des princesses se trouvait là. C'était celle que Ase avait fouettées avec sa serviette, elle se nommait Émilie. Ase se redressa et dit :

« Rien, ça ne te regarde pas.
_ Tu a presque tué Alice et maintenant tu la vole ! Bien sûr que ça me regarde.
_ Je fais ce que je veux, j'ai mérité ces affaires, bien plus que n'importe qui ici. Bien plus que cette sorcière d'Alice. Ces fringues devraient être à tout le monde ! Tu veux essayer de m'arrêter !? »

Ase lança un regard menaçant et fit mine de s'approcher, Émilie recula effrayé. Ase sourit. La princesse crut à un sourire sadique et recula de plus belle avant de prendre la fuite. Ase choisit une robe bleue un peu serrée mais qui ferrait sans doute grand effet sur Rex. Elle trouva du parfum en fouillant un peu plus. Elle prit le maquillage, le parfum et la robe et les dissimula dans son oreiller. Elle laissa le carton sorti au milieu de la pièce, tout le monde se servirait dans la soiré, c'était certain. Après tout les princesse n'avaient plus aucun pouvoir sans la terrible Alice.

Ase se rendit au réfectoire juste à temps, alors que le service se terminait. Elle attrapa un bout de pain et un bol de soupe. Elle ne fit même pas la grimace, elle ne pensait à rien d'autre qu'à son rendez-vous. Alors qu'il ne restait que 3 filles dans la salle un coup de tonnerre retentit.


Dernière édition par Klev le 17.07.16 14:21, édité 3 fois (Raison : Correction de faute dans le sous-titre.)

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Re: The visitor

Message  Klev le 07.01.15 15:11

Corrections:
« elle n'avait jamais plier devant la Reine » → plié
« Arriver au sommet de l'escalier, là où personne ne venait jamais » → arrivé
« avec la curieuse impression d'avoir rêver de la Reine » → rêvé
« Ase n'avait rien manger d'aussi bon depuis des semaines » → mangé
« Elle s'alimentait habituellement en moins de 5 minutes, mais là elle resta 15 bonnes minutes à table, elle devait le regretter un peu plus tard » → Accord ou grammaire instable ; proposition : devrait le regretter un peu plus tard
« Alors que Ase se regardait les nuages paresser dans le ciel » → « se regardait »
« Son attention était tout entière focaliser sur la jeune fille » → focalisé
« Elle eut juste le temps de se lever qu'un professeur surgit et la saisit par le bras. Il vociféra après elle, mais Ase n'écoutait pas. Son attention était tout entière focaliser sur la jeune fille qui se trouvait dans l'encadrement de la porte » : la Reine. Puis tout fut rouge. → Les événements arrivent a peine trop vite je trouve, si bien que je me suis demandé si c'était un professeur ou une jeune fille qui était dans le cadre de la porte, et ce que venait faire le professeur ici. Ralentir la narration devrait corriger ce problème éventuel (peut être suis-je le seul concerné)
« C'était en partie vrai, car la reine ne l'avait jamais agresser ici » → agressée
« en même temps il aurait été déplacer de la voir ici, elle était loin d'être érudite » → déplacé
« Elle attrapa le livre qu'elle avait commencer de lire » → commencer de lire se dit quand « Je viens de commencer de lire ». Ici la bonne formulation est plutôt « Commencé à lire ». A l'oral c'est une faute que je ne reléverai même pas tellement ça semble naturel. C'est le fait que tu ai utilisé « commencer » a la place de « commencé » qui m'a fait remarquer la faute
« tonner » → tonnerre

À une époque, quand tu parlais de choses rabaissantes arrivant a tes personnages (s'uriner dessus, avoir mal au fondement), ça me paraissait simplement dû a une occasion particulière. En fait, ici, dans un texte d'une longueur relative, ça apparaît être un peu un style. Et même si je ne suis pas un adorateur, il faut reconnaître que ça peut avoir son charme. Tu parles de choses graves avec une simplicité qui peut rebuter, mais c'est un style dans ta façon d'aborder les choses, pour moi.

J'ai apprécié les passages de rêves. Ils n'étaient pas si stéréotypés, et c'est souvent le risque je trouve.

J'ai trouvé très amusante, distrayante, la partie mise en abîme. Si tu devais la réécrire, met peut être un tout petit peu plus de phrases (sur là où elle écrit, comment, par exemple), ça aurait encore plus d'effet peut être ?

De façon général, ce texte est passé très vite. Je ne peux pas dire que j'ai été happé comme je l'ai été de livres qui m'ont marqué, mais je sais que je lirais la suite s'il y en avait une, voir les suites. Et je te félicite pour le travail, d'une part par ce qu'il est long, et d'autre part par ce qu'il est plutôt (très) bien étoffé, j'apprécie la densité qui est tout de même plutôt bien maîtrisée.

Et je pense que ce texte, de mémoire en comparaison des autres écrits contenus sur notre forum, fait partie des quelques écrits pour lesquels je pourrais voter si il y avait un classement (juste pour l'aspect sympathique d'un tel concours) des meilleurs textes sur GDLP, par auteur et a choix unique (choisir le texte/chapitre qu'on préfère de tel auteur), ou encore tous auteurs confondus et a choix ordonné multiple (choisir plusieurs textes/chapitres qu'on préfère et les classer, peu importe les auteur, même pour plusieurs textes du même auteur).

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Re: The visitor

Message  Yoendel le 07.01.15 15:21

...Sauf que voter, pour moi, perdrait son sens.

Enfin bref. Pour les corrections, j'ai relevé un "voir même" qui devrait être un "voire même", mais je ne sais plus où (je viens de finir de lire).

Alice, reine, y-a-t-il un lien avec Alice au pays de merveilles ? (je veux dire, De l'autre côté du miroir, où dans la partie d'échec Alice-pion arrive au bord du plateau et devient reine...)
Je sais pas, j'ai pas pu m'empêcher de me demander si c'était voulu...

Et pour la mise en abyme... ça m'en rappelle d'autres. Amusant.

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"On ne voit bien qu'avec le cœur: l'essentiel est invisible pour les yeux." le renard, A de St Exupéry.
"Qu'est-ce que signifie «apprivoiser»? dit le Petit prince.
-C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie «créer des liens...»"
http://www3.sympatico.ca/gaston.ringuelet/lepetitprince/chapitre21.html
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Re: The visitor

Message  Bacrima le 07.01.15 19:19

Merci Klev pour les corrections Wink, je ne prends pas vraiment le temps de me relire, ce qui est dommage car je suis capable de corriger toutes ces fautes. Malheureusement je trouve l'envie d'écrire qu'aux alentours de 2 heures du matin ... ce qui n'aide pas vraiment à me concentrer  :mrgreen: .


Klev a écrit:« Elle eut juste le temps de se lever qu'un professeur surgit et la saisit par le bras. Il vociféra après elle, mais Ase n'écoutait pas. Son attention était tout entière focaliser sur la jeune fille qui se trouvait dans l'encadrement de la porte » : la Reine. Puis tout fut rouge. → Les événements arrivent a peine trop vite je trouve, si bien que je me suis demandé si c'était un professeur ou une jeune fille qui était dans le cadre de la porte, et ce que venait faire le professeur ici. Ralentir la narration devrait corriger ce problème éventuel (peut être suis-je le seul concerné)
Effectivement, cette action est très rapide. Je l'ai légèrement remaniée pour qu'elle soit plus claire, mais je veux laisser cette idée d'enchaînement d'actions. C'est la vitesse de l’effondrement de son monde qui anéanti Ase au point de la rendre aussi violente. Il faut que le lecteur le comprenne.


Klev a écrit:« tonner » → tonnerre
Je me disais bien qu'il y avait un truc qui clochait avec ce mot ... :mrgreen:  Mais à 4 heures du mat, cela ne me choquait pas tant que ça.


Bacrima a écrit:Elle s'alimentait habituellement en moins de 5 minutes, mais là elle resta 15 bonnes minutes à table, elle devrait le regretter un peu plus tard.
Pour le coups j'ai corriger en usant du futur simple : "elle devra le regretter., mais n'est-ce pas plutôt "elle aura dû" au futur antérieur ?


Klev a écrit:À une époque, quand tu parlais de choses rabaissantes arrivant a tes personnages (s'uriner dessus, avoir mal au fondement), ça me paraissait simplement dû à une occasion particulière. En fait, ici, dans un texte d'une longueur relative, ça apparaît être un peu un style. Et même si je ne suis pas un adorateur, il faut reconnaître que ça peut avoir son charme. Tu parles de choses graves avec une simplicité qui peut rebuter, mais c'est un style dans ta façon d'aborder les choses, pour moi.
Effectivement, c'est un style. Je l'utilise même pour le comique de répétition : l'histoire des douleurs aux fondements.


Klev a écrit:J'ai apprécié les passages de rêves. Ils n'étaient pas si stéréotypés, et c'est souvent le risque je trouve.
J'ai essayer de m'inspirer de la logique de mes propres rêves : une logique symbolique.
Exemple dans le premier rêve :
_ Le serpent à la place du sexe et dû au fait que l'ignorance de Ase sur le sujet est remplacé par les aprioris religieux qui lui ont été enseigné par Sœur Clotilde. Il m'est déjà arrivé que mon cerveau remplace des choses que j’ignorais par des choses que je connaissais pour maintenir une certaine cohérence.
_ La transformation en garçon est une manière pour Ase d'échapper à son cauchemar quotidien. Tout comme j'ai déjà rêver de voler.
_ La transformation de Rex en mouton est un effet onirique retord, le rêve est en pensé, et lorsque l'on pense quelque chose, cela affecte le rêve. La comparaison de Ase est devenue réelle dans le rêve.
_"la Reine était mi-Louve mi-carte de cœur et re-mi-louve derrière" ceci est un clin d’œil à Kamelott et à Alice au pays des merveilles.


Klev a écrit:J'ai trouvé très amusante, distrayante, la partie mise en abîme. Si tu devais la réécrire, met peut être un tout petit peu plus de phrases (sur là où elle écrit, comment, par exemple), ça aurait encore plus d'effet peut être ?
Je ne veux pas m'attarder là-dessus, c'était une simple divergence passagère.


Klev a écrit:De façon général, ce texte est passé très vite. Je ne peux pas dire que j'ai été happé comme je l'ai été de livres qui m'ont marqué, mais je sais que je lirais la suite s'il y en avait une, voir les suites. Et je te félicite pour le travail, d'une part par ce qu'il est long, et d'autre part par ce qu'il est plutôt (très) bien étoffé, j'apprécie la densité qui est tout de même plutôt bien maîtrisée.
La densité du texte c'est ce que j'ai le plus peur de mal maîtriser, heureux que cela t'ai convenu. Étoffer, justement non. Il y a peu de descriptions et je laisse beaucoup de travail d'imagination au lecteur, par exemple :
Saurais-tu me dire à quelle époque se déroule l'histoire ? Dans quel pays ?
J'ai mis très peu d'indice en ce qui concerne l'époque, et un seul en ce qui concerne le pays.
Le texte est effectivement très long, je l'ai écrit en 3-4 fois. Je n'aime pas trop ça d'ailleurs, j'ai toujours peur de voir surgir une incohérence.


Klev a écrit:Et je pense que ce texte, de mémoire en comparaison des autres écrits contenus sur notre forum, fait partie des quelques écrits pour lesquels je pourrais voter si il y avait un classement [...].
Si tu veux, mais ça ne m'intéresse pas trop, je suis heureux de vous faire plaisir en vous proposant ce texte, et je suis content de moi. C'est suffisant pour moi.


Yoendel a écrit:Alice, reine, y-a-t-il un lien avec Alice au pays de merveilles ? (je veux dire, De l'autre côté du miroir, où dans la partie d'échec Alice-pion arrive au bord du plateau et devient reine...)
Je sais pas, j'ai pas pu m'empêcher de me demander si c'était voulu...
Désolé mais mis à part la référence que j'ai cité plus haut, il n'y a aucun lien avec "Alice au pays de merveilles".
Mais il y a une chose à remarquer sur la Reine. Avant que Ase n'arrive à la vaincre, on l'écrit "Reine" et après on l'écrit "reine", elle perd sa majuscule dans le combat.  Cool


Twisted Evil
Aucun mot sur l'avertissement de la violence morale/physique, cela ne vous semble pas nécessaire ?
Twisted Evil


Bref, ce texte semble vous intéresser, mais il ne s'agit là que du prologue et de nombreuses souffrances, pas forcément physiques, attendent encore notre héroïne ainsi qu'un nouveau et mystérieux personnage, tout aussi torturé.
La suite est en cours d'écriture mais je ne fais aucune promesse, je déteste les délais. Je hais, j’abhorre, j’exècre les délais.
Avancement du chapitre suivant The visitor : 15%.

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Message  Klev le 13.04.15 15:05

On veut la suite.

*sourire*

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Message  Bacrima le 13.04.15 16:10

Malheureusement, hier soir un ami m'a donné une forte envie d'écrire à propos d'un autre univers... :mrgreen:

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Re: The visitor

Message  Bacrima le 18.01.16 2:25

Un indescriptible chaos s'empara de la petite salle. Le vent et la pluie s'engouffrèrent par un vitrail brisé. Un homme, qui était probablement dehors, l'avait traversé à une vitesse affolante. Tout le monde, un instant assourdi par le coup de tonnerre avait par la suite été projeté en arrière par une onde de choc invisible. Ase atterrit lourdement sur le sol, elle n'eut que le temps de voir le mystérieux passe-vitrail tenter de se relever avant de perdre connaissance.

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Re: The visitor

Message  Klev le 20.01.16 22:44

Je vois tellement la pluie, le plan sur Ase, et l'homme se relever lentement, un poing sur le sol, tandis que ce qu'on en voit s'assombrit par ce qu'Ase perd connaissance…

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Re: The visitor

Message  Bacrima le 23.01.16 21:22

Une manière bien classe de le voir ! Cool

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Re: The visitor

Message  Bacrima le 19.02.16 3:54

L'inconnu

Ase se réveilla dans un lieu calme, blanc. Sur un lit agréablement moelleux, donc un autre que le sien. Des rideaux blancs entouraient le lit ... elle était à l’infirmerie. Elle se souvint soudain de la scène du réfectoire. Mince ! Quelle heure était-il !? Son rendez-vous ?!
Des voix l'avaient tiré de son sommeil, elle reconnut celle de sœur Clotilde, celle du docteur Steven qui venait parfois et une autre inconnue. Ils étaient en pleine discussion.

« Nous n'avons pas grand-chose à offrir mais il est vrai que l’orphelinat a besoin de quelques travaux. Dit sœur Clotilde.
_ Un toit et de la nourriture, voilà tout le salaire dont j'ai besoin ma sœur. Répondit l'inconnu.
_ Je vous déconseille de trop gros efforts, l'interrompit le médecin.
_ Je suis solide, j'en ai vu d'autres. Dieu aime me tester, et j'aime relever les défis qu'il m'impose. Il a guidé mes pas vers cet orphelinat non sans raison. Ma sœur, dites-moi que ce n'est pas un hasard.
_ Les voies du Seigneur sont impénétrables ... Mais ses commandements sont absolus, et l'un d'eux est "Aimer votre prochain.", je ne puis fermer la porte à celui qui est dans le besoin.
_ Je vous remercie infiniment ma sœur.
_ Il faut vous reposer maintenant. Insista le médecin.
_ Vous avez raison docteur, merci à vous. Tenez, en paiement. »

Ase entendit un tintement.

« Qu'est-ce ? Réinterrogea le médecin.
_ Quelques pièces de mon pays, je me doute bien qu'elles n'ont pas cours ici mais elles sont en or, cela devrait couvrir la consultation.
_ Eh bien ... Euh, oui sans doute ... Mais, euh ... Très bien. Je dois rentrer, une longue route m'attend jusqu'à la ville, et sous cette pluie ...
_ Vous avez raison docteur, hâtez-vous. D'autres personnes ont sans doute été victimes de l'orage. Ajouta sœur Clotilde.
_ Monsieur, mes vœux de rétablissement. Ma sœur, n'hésitez pas si jamais une de vos filles se plaint de douleurs après cette nuit.
_ Je n'hésiterais pas docteur. Au revoir.
_ Au revoir ma sœur.
_ Au revoir docteur. » Fini l'inconnu.

Ase entendit une porte s'ouvrir puis se refermer. La sœur et l'inconnu échangèrent encore quelques mots :

« Je vous laisse vous reposer, passer une bonne nuit. En cas d'urgence je dors dans la pièce juste au-dessus de celle-ci. Les escaliers sont à votre gauche en sortant de l'infirmerie.
_ Je ne vous remercierai jamais assez ma sœur.
_ Il ne faut pas voyons. À demain.
_ À demain ma sœur. »

De nouveau la porte s'ouvrit et se ferma. Ase était-elle seule avec l'inconnu ou y avait-il d'autres pensionnaires ? Elle se redressa doucement mais le lit grinça. Grimaçant de son manque de discrétion se pencha en avant pour regarder dans l'interstice mince qui séparait les deux rideaux entourant son lit. Elle était juste à coté de l'inconnu, elle eut à peine le temps de le détailler. Il semblait grand, très grand, même assit sur son lit. Il était torse nu, un torse musclé mais son ventre attira l'attention d'Ase. Son ventre semblait avoir été lacéré. Elle regarda son visage et remarqua qu'il la regardait fixement.
Elle se décala rapidement, est-ce qu'il l'avait vu ?

« Bonsoir. » Fit-il.

Apparemment, il l'avait vu. Elle ne répondit rien, gêné. Elle n'avait jamais vu de garçon, d'homme, aussi peu vêtu. Le rouge lui monta aux joues, elle se demanda si Rex était aussi musclé ... Elle se tira de ses rêveries et se força à répondre un timide :

« Bonsoir. »

Elle n'était pas très polie, elle ne s'était même pas présentée, mais elle s'en moquait. Quelle heure était-il ?

« Il n'est que 23H00.
_ De quoi ? Dit-elle surprise.
_ Il n'est que 23H00, mais tu ne devrais pas y aller, cela va mal finir. »
Mais de quoi parlait cet homme ? Il sortait de nulle part, ils ne se connaissaient pas. Mais il savait qu'elle avait un rendez-vous. Comment ?
« Comment ...
_ Je le sais, c'est tout. Je sais certaines choses, pas tout, mais certaines choses. Et je sais que si tu y vas, ça se finira mal pour toi.
_ Mais de quoi vous parlez ? Qu'est-ce que vous savez ? Et qui êtes-vous au juste !!??
_ Je n'ai pas de nom. Et si tu refuses de m'écouter tant pis pour toi. »

Les ombres sur ses rideaux grandirent subitement, elle pris peur croyant que l'homme s'approchait puis tout fut noir. Il était seulement passé devant sa lampe avant de l'éteindre.
Elle rit de sa peur. Elle décida d'ignorer les avertissements bizarres et déplacés de l'inconnu, ouvrit le rideau de son lit du côté opposé à l'homme et se leva. Elle sortit de l'infirmerie sans se retourner.

« Bien ! Se dit-elle, direction mon lit pour récupérer la robe et le maquillage. Et ensuite ... »

Elle se prit à rêver des bras de Rex qui l'enlaceraient, de son sourire enjôleur, des mots doux qu'il lui susurrerait à l'oreille. Elle était sur un petit nuage.
Sur la pointe des pieds elle se rendit jusqu'aux dortoirs. Au milieu de la pièce gisait le cadavre frais du carton qui contenait, il y a peu, les trésors de la reine. Sous son matelas elle retrouva la robe et le maquillage qu'elle avait dissimulé. Toujours silencieuse, elle sortit du dortoir et courra presque jusqu'à la salle d'eau.
Elle se lava soigneusement chaque partie du corps, l'eau était froide à cette heure-ci et elle devait se laver au robinet pour ne pas faire trop de bruit. Lorsqu'elle fut aussi propre qu'un sou neuf, elle enfila la robe. Comment vous décrire cette sensation, elle qui n'avait porté que des vêtements de secondes mains découvrait un autre monde. Elle parada devant un petit miroir au-dessus d'un lavabo. S'admirant quelques instants. Elle se sentait belle pour la première fois. Puis elle attrapa le maquillage. Malheureusement, la majorité de ce qui séjournait dans la boîte était périmée. Ase ne retrouva d'utile qu'un rouge à lèvre un peu sec. Tant pis, elle n'avait jamais été aussi bien habillée, elle était propre, sentait bon, et ses lèvres étaient pareilles à une fraise mûre qui ... Ho la la, Ase se refusa de penser à ce que feraient ses lèvres ce soir ... Le rouge lui monta aux joues.
L'heure du rendez-vous approchait et son coeur commençait à s'affoler. Et s'il changeait d'avis ? S'il ne m'aimait pas ? Elle repensa à ce que disait soeur Clotilde : "Les hommes sont des bêtes. Ils ne pensent qu'à une chose, vous priver de votre vertu. Et blablabla et blablabla ... ". Mais Ase savait que Rex était différent.
Elle se regarda une dernière fois dans le miroir. Sa vie changeait peu à peu pour le mieux. Si cela continuait elle pourrait même ne plus être malheureuse ...

« Ce serait ça le bonheur ? » Prononcat-elle à haute voix.

Elle mit sa main sur sa bouche et tendit l'oreille pour être sûr que son imprudence n'avait alerté personne. Mais la bâtisse respirait toujours le calme et la sérénité.
La jeune fille se rendit près de la sortie, évidemment la porte était fermée mais, ayant été confinée pendant de nombreux jours, Ase savait où soeur Clotilde cachait la clef : sous une plante en pot. Rien de bien original. Ase enfila une grosse paire de bottes qui juraient énormément avec sa robe de princesse. Mais elle ne pouvait pas marcher dans la boue avec ses souliers.
La pluie avait cessé, mais la nuit restait sombre, pourtant Ase se dirigea d'un pas enjoué en direction du bâtiment des garçons.
Dans l'infirmerie l'inconnue souffla bruyamment, comme s'il était très ennuyé par quelque chose. Puis d'un air non-chalant il se leva de son lit et commença à s'habiller.
Ase contournait le bâtiment, s'aventurant là où elle n'était jamais allée. Elle découvrait une petite roserai entourée d'arbre et au centre de laquelle se trouvait un banc en pierre. Sur ce banc, Rex l'attendait.
Le coeur d'Ase s'emballa, se respiration se fit saccadé. Elle avançait mécaniquement, l'esprit si léger qu'elle manquait de s'envoler à chaque pas. Lorsqu'elle fut devant Rex celui-ci dit :

« C'est bien que tu sois ici. Tu as pris la place de la reine il est normal que tu assume toutes ses responsabilités jusqu'au bout. »

Ase ne comprenait pas, mais avant qu'elle n'ai pu formuler la moindre question Rex s'était penché vers elle, très près. Leurs lèvres n'étaient qu'à quelques centimètres. Toute interrogation disparue. Et ce fut le moment le plus intense de sa vie. Quand elle embrassa Rex pour la première fois. Tous ses muscles crispés se détendirent, plus rien n'existait plus autour d'elle que Rex. Son odeur, son corps si proche du sien, ses lèvres contre les siennes. Leurs baisé se fit plus profond, plus intense. Ase s'abandonna dans les bras de Rex. Il l'allongea sur le banc de pierre. Ase sentait le corps de Rex contre le sien et cela éveillait en elle des désirs insoupçonnés.
Les mains de Rex l'effleurèrent et commencèrent à l'effeuiller. Ase rompit leur baiser.

« Rex, attends, c'est trop tôt. »

Rex la regarda d'un aire interrogatif avant de répondre :

« Enfin Ase, tu sais bien comment ça se passe non ? Tu as pris la place d'Alice. Tu as repris son pacte avec nous. Elle nous soulage de nos envies et on laisse les autres filles tranquilles.
_ Comment cela elle vous soulage de vos envies ?!?!?!?! »

Ase tenta de se dégager de l'étreint de Rex qui se fit soudainement plus rude avant de s'apercevoir que plusieurs garçons étaient en train de les regarder. Ase poussa un cri de surprise.

« Que font-ils là !!!
_ Ils attendent leurs tours. Répondit Rex le plus naturellement du monde.
_ Leurs ... tours ...  »

L'horreur de la situation frappa soudainement Ase. Elle tenta de se dégager, se débattit avec toute la force dont elle disposait. Mais cela ne suffisait pas. Énervé Rex commença par lui arracher sa robe. Puis ses sous-vêtements. Elle le mordit de toutes ses force. DE rage il appela ses camarades à l'aide qui immobilisèrent Ase.
Elle était là, nue de tout vêtement et de tout espoirs. Finalement, le malheur la poursuivrait partout. Elle frissonna de peur, de dégoût, de honte.
Elle était lasse de cette vie qui s'acharnait sur elle. Elle adressa un regard vers la ciel et une prière à quiconque pourrait l'entendre : « soulagez-moi de cette vie. ».
Alors, les bras qui la tenaient l'allongèrent sur le sol froid et dur. Ils forcèrent pour écarter ses cuisses. Elle combattit, força, donna tout ce qu'elle avait, mais ils l'emportèrent. Non sans lui faire mal.
Alors, Rex s'approcha d'elle, une expression qu'elle n'avait jamais vue se lisait sur son visage, il aimait la voir ainsi. Il descendit son pantalon libérant l'objet de sa futur douleur.
NON ! PITIÉ NON ! JE VOUS EN SUPPLIE TOUT, MAIS PAS ÇA ! PITIÉ !! GRÂCE !! ARRÊTEZ !! PITIÉ!!!!
Rex s'allongea sur Ase. Elle ferma les yeux et serra les dents.
Et puis ....
Rien.
Ase attendait la douleur qui ne venait pas. Elle ouvrit les yeux pour voir Rex se redresser précipitamment. Les bras qui la tenaient captive la lâchèrent. Tous partaient en courant. Ase n'en revenait pas, que se passait-il ?
Une grande silhouette s'approchait. Ase tenta de se relever, mais une crampe la saisit et elle s'étala sur le sol. Alors que la gigantesque ombre se penchait sur elle, la jeune fille sentit qu'on posait sur elle une couverture.

« Je te demanderais bien comment ça va, mais je connais déjà la réponse. Tu peux marcher où tu veux que je te porte jusqu'à ton lit ? »

Ase se mit à pleurer, pleurer de tout son saoul. Elle remercia intérieurement le dieu qui avait entendu sa prière. MERCI. Merci infiniment.

« De rien ... » Dit l'homme avant de la prendre dans ses puissants bras. Sur le chemin vers l'infirmerie et sous le contre-coup de l'émotion Ase s'endormit.


Dernière édition par Bacrima le 26.02.16 16:18, édité 1 fois

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Re: The visitor

Message  Klev le 24.02.16 3:13

Il y a tant d'émotion, de bordel (au sens quantité de choses), de d’égout, de stress, de saleté, de style littéraire mieux maîtrisé que jamais, de contre manichéisme, que les seuls mots que je trouverais à en dire, bien que le passage si proche du viol soit si dérangeant, sont : hyper-propulsion, clavier d'ordinateur, et couverture chauffante.

Je reconnais souvent la qualité d'une œuvre à faire ressentir des émotions. Bien que je n'apprécie pas ce détail en particulier, le point culminant de l'aspect sale de ce texte, à savoir « c'est trop gros ça va me déchirer de l'intérieur ! » (le capslock n'aidant pas non plus), est particulièrement puissant. Cependant il rend ton texte incompatible avec quatre types de personnes :

  • Les sensibles (empathiques) (dont moi)
  • La majorité des gens (dont moi dans ce cas)
  • Probablement les filles en général
  • Les victimes de viol

Cette phrase particulière est donc… pour le moins particulièrement (très) crue. (C'est le minimum que je puisse en dire, je me suis (presque) senti paniquer quand mes yeux ont vu les mots « trop gros » et « déchirer de l'intérieur » en caps-lock alors que j'étais encore un peu plus haut.)

Cela dit… si c'est nécessaire à l'introspection que j'apprécie tant partout ailleurs,… que ça te permet de chercher, de te poser tes questions, bien que ça soit particulièrement bien vomitif, bien que j'espère que ça ne sera pas récurent dans le texte… et bien je peux comprendre la nécessité de l'avoir écrit. Voilà.

Par ailleurs c'est une vraie satisfaction partagée emphatiquement avec Ase qu'elle soit sauvée d'un tel supplice. Par ailleurs bis, c'est intéressant que la pouffiasse présumée du début soit en fait plus ou moins une personne passant son temps à se sacrifier. (C'est recherché.)

Cela mis de côté, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce texte avant le passage hardcore. L'ensemble est quand même vachement plus maîtrisé que d'habitude. Et bien que ça ne transparaisse pas trop dans ma façon d'écrire, j'ai l'impression que l'ensemble du texte, avant le passage cru, m'a inspiré un vrai sentiment de plaisir.

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Re: The visitor

Message  Yoendel le 24.02.16 18:35

Je sais pas quoi dire de plus que ce cher K n'ait déjà dit.

Moi ma première impression est que le style d'écriture est nettement plus fluide qu'avant. C'est surprenant. ^^
Bravo !

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Re: The visitor

Message  Bacrima le 25.02.16 9:29

(Pres)Que d'éloges ! Smile
Je n'ai pourtant pas l'impression d'avoir écris autrement qu'à mon habitude. Peut-être l'entraînement ? XD
La scène de l'agression est très violente en effet, le but est d'atteindre un climax, de partager la panique/peur/angoisse .. non, la TERREUR d'Ase. Cette scène n'est pas agréable mais elle n'est pas faites pour l'être, au contraire.
Cette scène est dérangeante et tant mieux, c'était le but : arrêter l’inarrêtable, stopper la terreur. Quand elle perd tout espoir c'est là qu'elle est sauvée.
Moral : ne pas perdre espoir même dans les pires situations.
En ce qui concerne le "C'EST TROP GROS ÇA VA ME DÉCHIRER DE L'INTÉRIEUR !" (qui est affreux je l'avoue et me dérange aussi), c'est une manière pour Ase d’essayer de faire compatir ses bourreaux, de les raisonner. Elle ne peut se battre, elle est paniquée ...
Elle les supplie ... Que dire dans ces moments là ?

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Re: The visitor

Message  Klev le 25.02.16 22:54

C'est vrai.

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Re: The visitor

Message  Yoendel le 25.02.16 23:48

Mh... Je crois, mais je peux me tromper, que généralement, hormis "pitié" (et encore), les gens concernés ne disent ... rien.
Ça fait partie des mécanismes classiques de ce genre de cas, non ? Une sorte d'état de paralysie... sidérée. Une dissociation (encore une).

*réfléchit*
C'est ce que m'avait raconté une (grande) personne en tout cas, victime de ce genre de chose... il y a fort longtemps.

*va chercher*
Mh.
Ce lien  (assez dur tout de même) mentionne certains mécanismes. Après, la relevance de l'article reste à voir.

Ce lien ci, référencé par le premier, me semble plus complet et potentiellement plus scientifique.

Il explique le fait que le comportement d'Ase me semble pour le moins inhabituel.^^'

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Re: The visitor

Message  Klev le 25.02.16 23:55

Je n'ai jamais eu l'impression qu'Ase parlait à ce moment, en fait.
Pour moi, ce sont ses pensées qui nous sont montrées à ce moment. Il n'y a ni tiret devant la ligne, ni guillemets.

Non ?

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Re: The visitor

Message  Yoendel le 26.02.16 0:22

Peut-être.
Seulement, le court-circuit de l'amygdale (cf le second lien) mis en place entraine apparemment une dissociation.

Pour avoir déjà vécu cette chose là, je plussoie l'article en question, qui décrit :

Le circuit DISJONCTE et DÉCONNECTE l'amygdale qui "s'éteint". L'amygdale est donc "éteinte" et, malgré le traumatisme qui se poursuit, l'état de stress s'apaise, le système nerveux sympathique et l'axe HHS ne sont plus stimulés, il n'y a plus de souffrance psychique ; les endorphines provoquent une analgésie, il n'y a plus de souffrance physique !

L'amygdale est déconnectée du cortex associatif qui ne va plus recevoir d'information émotionnelle. Les stimuli traumatiques vont continuer d'arriver via le thalamus au cortex sensoriel, ils vont être traités par le cortex associatif mais sans connotation émotionnelle, sans souffrance psychologique, sans souffrance physique, ce qui va donner une impression d'étrangeté, d'irréalité, d'être spectateur de ce qui nous arrive, de voir un film, de confusion, de dépersonnalisation : c'est la dissociation.

En gros, la pensée elle-même est parasitée. La peur n'a plus lieu d'être. On observe le drame. L'horreur reviendra lorsque tout ce beau système sera rebranché.

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Re: The visitor

Message  Bacrima le 26.02.16 16:21

Je suis assez convaincu par l'article de Yoendel.
Du coups ... comment faire comprendre cette terreur que ressent Ase ?
Et oui Klev, ce discourt est intérieur mais sur le coups je n'y pensais plus ... Mais ça reste improbable.
Après Ase à déjà vécu nombres de situations traumatisantes ...

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Re: The visitor

Message  Klev le 27.02.16 15:58

Je ne suis pas certain que la vraisemblance soit le meilleur choix dans tous les cas ; une campagne de sensibilisation routière ne nous montre pas les cas les plus probable, elle nous montre les cas les plus traumatisants. Accentuer l'aspect traumatisant en ne prenant pas en compte les règles ne me semble pas un souci.

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