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Message  Yoendel le 19.09.14 1:43

Jeux et Grande Famille



« T'es qu'une pauvre quiche, tu pourras pas vaincre mon Carnassier ! Surtout maintenant qu'il a débloqué la compétence ''Sourire Charmeur'' ! »

Devant la console, l'autre enfant ne se laissa pas démonter et appuya avec plus de verve sur sa manette. Son jeune voisin semblait s'amuser follement, et tant ses oreilles dressées en avant que sa queue de félin remuante trahissaient son excitation et sa vive implication dans le Jeu.


Chester, adossé nonchalamment contre le mur, les observait calmement avec un sourire amusé, tout en piochant allègrement dans un paquet dont la couleur s'accordait particulièrement bien avec son polo rouge vif. Les Chips qu'il en sortait étaient croustillantes, fermes, établies selon une recette ancestrale qui s'était perdue dans la nuit des temps.

Lorsque le Renard bleu débarqua, le dévisagea et lui demanda de quelle marque il s'agissait, le félin haussa les épaules et leva le paquet pour pouvoir en distinguer les principales caractéristiques.
On pouvait lire dessus, en immenses lettres dorées qui flamboyaient au Soleil : « Chips du Royaume perdu ». Et en dessous : « naturellement salées ». Encore en dessous et en plus petit : « ne pas laisser à la portée des plus jeunes ». Enfin : « Pour votre santé, exercez une activité physique entre deux Chips. »

L'hybride tendit alors avec un sourire marqué le paquet au jeune adolescent, l'invitant à se servir. Anoki lutta contre son envie d'en prendre durant quelques instants, tout soucieux qu'il était de maintenir sa ligne. Cependant sa lutte intestine ne dura pas, et il finit par fourrer complètement ses deux mains dans le paquet, tel un grand enfant qui mettrait de toutes façons des miettes partout. Comme il n'avait rien mangé depuis la veille, tentant de tenir à son stricte régime, la vue de ces prodiges divins dorées au four et recuites au feu de bois ne pouvaient pas le laisser indifférent. Aussi il en enfourna vivement et goulument, ce qui fit sourire le Chat qui en profita pour prendre rapidement une photo de l'enfant à l'aide de son Samsung Galaxy S9*, et l'envoya directement sur son propre réseau social. Anoki fut gêné d'être pris pour cible, et s'excusa de ne pas être photogénique, ce à quoi la Carpette ne se gêna pas pour répondre directement qu'il s'en moquait comme de sa première souris, puisque seul importait pour lui le chiffre d'affaire qu'il ferait avec lesdites photos.

« Tes fans vont adorer ».

Le Renard Bleu devint alors rouge pivoine, se crispa comme si on lui avait tiré dessus, se jeta sur le mobile du Chat qui le mit automatiquement hors de sa portée, tout sourire.

« - Mais ! T'as pas le droit de me faire ça !
- Taratata. Tu es très bien comme ça, et ton potentiel kawaii est à son apogée. En plus, Klev-enfant a déjà liké l'album, pour dire. »

Le félin, en déclamant la dernière phrase, semblait sadiquement vouloir enfoncer le clou.
Anoki se débattit contre lui quelques instants, jusqu'à être distrait par le spectacle qui advint à ce moment.

Solveykiel venait de se lever d'un bond, et se mit à danser sur place, tout en criant et proclamant qu'il avait gagné. Il continua son cri de victoire quelques instants puis pointa un doigt accusateur vers Mi, qui faisait une moue complètement mécontente.

« Nananinanè-reuh ! Je t'avais dit que mon Enthyvia était plus puissant-euh ! »
Mi était de mauvaise humeur, aussi ce fut avec une mauvaise foi toute naturelle et non assumée qu'il répondit en maugréant :
« C'est pas vrai d'abord ! C'est à cause de cette satanée manette, elle a des bugs ! Mon Carnassier est parfait avec son niveau 16 ! »

C'est à ce moment là que la porte du salon s'ouvrit, et l'homme qui débarqua en costume cravate détourna tout le monde de leurs pensées originelles. Il soupira, salua le groupe, s'avachit sur le canapé derrière les enfants, et ce dernier commença à geler instantanément. Puis il lança à l'usage de tous :

« Pfiou, mais quelle journée ! »

Il ôta ses chaussettes qu'il laissa trainer sur le sol, avant d'ajouter avec un pâle sourire vers les plus jeunes :
« Je vous ai ramené des glaces. Vanille-pistache, ça vous dit ? »

Mi abandonna toute mauvaise humeur et se précipita dans la cuisine, et Solveykiel le suivit de très près, excité à l'idée d'une bonne glace pour clôturer la journée. L'Être des glaces jeta un coup d’œil à Chester et à son paquet de chips, puis fit un geste de la main pour en réclamer. Le félin lui sourit et lui lança le paquet qui fut rattrapé avec aisance.

« T'as trouvé ça où ? »

Chester répondit avec un sourire fier :
« Oh, au supermarché du coin. Y avait une promo dessus. Ils en ont encore, goût fromage... »

L'être des Glaces se servit une bonne poignée de chips qu'il engloutit rapidement, posant les deux pieds détendus sur le sol.

« Thyvia est rentrée ? Et tes devoirs ? »

Chester répondit par un haussement d'épaules désintéressées.
« Elle doit être à la douche. Et Yliann est à son club de théâtre. Il a dit qu'il devait s'entrainer pour jouer la pièce de Roméo et Juliette. Et j'aurai le Baccalauréat haut la main, de toute façon. »

L'Être des Glaces lui répondit sèchement :
« Sois sérieux, sinon ça va mal finir ! Je sais qu'on donne le Bac à n'importe qui, mais tu vas voir, ton entretien d'embauche sera pas de la tarte ! »

Chester, en jeune adulte complètement rebelle, ne tint pas du tout cure de son avertissement et enchaîna :
« Je peux t'emprunter le scooter, ce soir ? Je dois aller péch... voir des amis pour terminer un exercice à plusieurs. »

Le regard qu'il subit en retour fut sans équivoque.

« Je sais bien que tu vas voir quelqu'un, Je suis pas idiot. À ton âge, je couchais avec des filles différentes trois fois par semaine, alors c'est pas à ton père adoptif que tu vas apprendre à jouer du pipeau ! »

Chester eut un sourire amusé.

« Tu serais surpris de savoir ce que ton fils sait faire. Donc, ce scooter ? »

L'homme dans le canapé se détendit un grand coup et ne répondit pas. Puis, au dernier moment, il jeta à l'hybride un objet métallique que ce dernier récupéra au vol.

« Tu reviens avant deux heures. Et pas de bruit. »


Chester se retourna et sortit de la pièce, satisfait.
L'Être des glaces lui jeta un dernier message à la volée : « Et si tu vois la Dame, dis-lui que je lui rendrai une petite visite un de ces quatre ! J'ai un rapport à lui remettre ! »

Chester acquiesça et sortit de l'appartement.
Son père adoptif, soudain pris d'un doute, se leva d'un bond, le rattrapa d'un coup et lui remit un objet dans les mains avant de rentrer précipitamment. L'hybride eut juste le temps d'entendre un « on n'est jamais trop prudents, à votre âge. »

Lorsque l'Être des glaces, soucieux de la santé de son fils, eut refermé la porte de l'appartement, Solveykiel l’apostropha innocemment, une glace à la main : « Dis papa, il va faire quoi Chesty ? »

L'adulte se sentit un peu mal, et finit par conclure brusquement : « Tu comprendras quand tu seras plus grand ! »







[* marque pas encore déposée]

_____________________
"On ne voit bien qu'avec le cœur: l'essentiel est invisible pour les yeux." le renard, A de St Exupéry.
"Qu'est-ce que signifie «apprivoiser»? dit le Petit prince.
-C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie «créer des liens...»"
http://www3.sympatico.ca/gaston.ringuelet/lepetitprince/chapitre21.html
"eux veulent me forcer à parler pour ne rien dire, alors je ne dis rien pour parler."
"Il ne faut pas mettre les gens dans des petites cases ; c'est un signe de confusion mentale, mon chou !" les Chants de la Mallorée
"Point de monde sans hasard... point de hasard sans monde... la boucle est bouclée" Alexandra.
"et si notre monde avait 3 coordonnées temporelles pour une spatiale ?"
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Re: Grande famille

Message  Klev le 20.09.14 11:31

Quel travail. *rit*

Dommage que beaucoup de monde ne saura pas ce qu'est l'être des glaces…

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Re: Grande famille

Message  Saül le 08.12.14 23:37

he bé!
la petite famille s'agrandit on dirait ! Heureusement que Chesty est prudent. T'imagines un bébé Chester toi? Un de plus à gérer?

_____________________
Ce n'est JAMAIS "juste un rêve", John Constantine. Ici moins que n'importe où ailleurs...

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Re: Grande famille

Message  Yoendel le 09.12.14 0:29

Razz C'est une auto-fanfiction délirante, comme Klev et les spaghettis. Mais ... oui, ça pourrait. ^^ Il est sympa Chester. sauf quand il est méchant.

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Re: Grande famille

Message  Yoendel le 23.02.16 14:30

Bon. Pour répondre à Saül... il y a un bébé Chester. ^^'
Un de plus. Twisted Evil

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Re: Grande famille

Message  Bacrima le 23.02.16 22:15

C'est vrai !? C'est mignon !!!
Il faut une auto-fan-fiction là-dessus !

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Préparation d'auto-ff

Message  Yoendel le 24.02.16 18:28

Une auto-fan fiction ?!
'My Gosh.


Pré-fanfic n°2 :

<<
"Esther ? Je crois qu'on va avoir besoin de toi."
" Pourquoi on aurait besoin de cette pouffiasse, d'abord ?", lança sur un ton hargneux sa dernière réincarnation aux oreilles de félins à mon intention.
" Parce que c'est la seule capable d'allaiter un tel monstre, gros malin", rétorquai-je immédiatement, irrité.
" Mouais. N'empêche que ça me plait pas trop."
"Tu m'étonnes", relançai-je avec une ironie peu dissimulée dans ma voix. "Ça te plait pas trop de jouer au papa et à la maman avec une telle personne ? Il s'agit pourtant de toi, je te le rappelle. Je croyais que ton plus grand fantasme était justement... "
Je m'interrompis, observant la lueur de folie s'allumer dans les yeux de Chester. Il venait de montrer ses griffes, et son sourire laissait clairement entendre qu'il allait tenter de me sauter dessus et de m'écharper si j'en ajoutais un peu trop à son goût.
" Roh, si on ne peut plus plaisanter.", lançai-je avec un sourire à son intention. "Je croyais mon représentant de la luxure préféré plus porté sur l’auto-dérision. J'avoue que tu me déçois presque."

Chester changea de ton, mais quelque part dans son regard, je compris que l'envie meurtrière n'avait pas disparu pour autant. J'avais juste allumé dans un coin de son esprit une certaine forme de jeu.
Il s'avança vers moi, leva immédiatement sa main sous mon menton, et enfonça doucement la griffe de son index, menaçant.
Je déglutis. Il s'agissait peut-être du moment dans lequel ce Chat me faisait le plus peur. Pour autant, c'était le moment dans lequel je le trouvais peut-être le plus attirant, alors même qu'il ne cherchait plus vraiment à l'être.
Il esquissa un sourire amusé. Ce sourire écrasant qui, dans ce moment de menace où j'osais à peine respirer, laissait clairement comprendre qui était la proie et qui était le Chat. Un sourire pour lequel j'aurais pu éprouver une certaine jalousie envers la Carne, qui visiblement ignorait complètement ce qu'elle possédait. Je trouvais le Carnassier idiot sur ce point. Mais je me sentais plus idiot encore d'apprécier ce sourire alors même qu'il était émis par l'une des personnes les plus dangereuses de mon Imaginaire.
"Amusant", lâcha-t-il alors que la flamme dans son regard empirait.
Il s'approcha dangereusement de ma personne. Je connaissais ce jeu. Il allait feindre de m'embrasser, chercher à m'embarrasser, creuser les possibles et prendre le chemin le plus émoustillant, mais aussi le plus frustrant pour ma personne. Si jamais l'envie me prenait de souhaiter qu'il recule, il allait s'avancer. Si je voulais qu'il ne frôle pas mes lèvres, il le ferait certainement, car il était le Chat, et moi la proie.
Mais si dors et déjà je venais à subir un syndrome de Stockholm, si l'envie me prenait qu'il aille plus avant, qu'il envahisse mes émotions, émoustille ma curiosité et détruise ma stabilité mentale, alors il ne ferait rien d'autre que se défiler.
Car son jeu constituait justement à me laisser sur ma faim. Le propre de ce représentant de ma luxure adorait se faire désirer.
Je me surpris alors à sourire avec amusement. Il était bien mal tombé, le pauvre. Il avait failli dans son rôle, éprouvant un sentiment aussi involontaire que contradictoire envers la seule personne qui ne le désirait pas. Qui ne le désirerait peut-être plus jamais, d'ailleurs.
Il haussa un sourcil, car j'étais bien la première de ses proies à quitter dans mon esprit son jeu pour imaginer la pauvreté de son couple, couple qui n'aurait jamais dû être.
" Allons, Chester", rétorquais-je avec un grand sourire torve alors même que notre proximité frôlait l'intimité. " Tu sais bien que, quelle que soit ta décision, comme je suis en partie toi, cela échouera sans conteste. Tu ne peux me décevoir, et me surprendre encore moins."

La flamme dans son sourire vacilla, avant de reprendre de plus belle.
Alors, il écarta sa main de mon coup, et je récupérai ma liberté de mouvement. Je massai la zone endolorie par la griffe de mon matou préféré.
Il recula d'un pas, sans se départir de son sourire.
" Bien sûr que je peux te décevoir", lança-t-il avec un sourire complice. "Puisque, comme tu l'avoues si bien, je suis une partie de toi, il est indéniable que je viens de décevoir cette partie de toi à l'instant, non ?"
Je le regardai droit dans les yeux. Il m'était difficile, voire impossible, de regarder autant quelqu'un dans mon monde habituel, mais je devais reconnaître que son regard avait quelque chose de captivant quand il était dans cet état là. En effet, un petit quelque chose que j'étais le seul à pouvoir percevoir -- Sauf peut-être Kunoki, mais je n'en étais pas sûr -- laissait entendre qu'il avait effectué son dernier mouvement à contrecœur. Et, parce que je le connaissais aussi bien, je devinais pourquoi. Ce n'était pas très avouable.
" Bravo", le complimentai-je, tout en sentant qu'il avait parfaitement raison. "Tu as peut-être trouvé le seul moyen de me décevoir. Je t'en félicite."
Son regard changea quelque peu lorsqu'il se reprit.
" Revenons-en à nos moutons. Tu veux que je joue le père ?", lâcha-t-il avec un regard lourd de sens.
" En effet. Pour une fan-fiction, tu me sembles tout indiqué."
" Et tu veux la pouffiasse dans le rôle de la mère."
Je souris vaguement.
"Tu sais", répondis-je en contournant le sujet, "j'ai du mal à me faire à l'idée que tu la traites ainsi. Elle est ton passé, et une partie de toi. Guère agréable, j'en conviens, et entre toi et elle je sais à qui je confierais ma vie si besoin était. Mais à la traiter ainsi, tu ne fais que renforcer le côté sombre qui est en elle."
"...et donc qui est en toi", complétai-je une seconde plus tard.
Je le vis me dévisager avec un sourire amusé. Je savais par avance ce qu'il allait dire, car cela m'amusait aussi.
Oui, le Carnassier allait me détester de ne pas lui avoir proposé ce rôle. Après tout, il avait un jour souhaité adopter cet enfant.
Chester comprit dans un regard complice que j'avais eu la même pensée.
Il avoua :
" Si seulement il n'était pas retourné à l'état larvaire, on n'en serait pas là."
J'esquissai un sourire. Je n'osais pas lui avouer que cet "état larvaire", qui éloignait le Chat de sa plus belle et plus grosse erreur sentimentale, me faisait plaisir. Certes, il ne le reverrait probablement adulte pas avant la fin, mais je n'osais lui avouer que cela rassurait une part animale de mon égoïsme profond.
" Et puis", ajoutai-je sur un ton plus jovial que le sien, "Ce cher K-H est incapable d'allaiter cet enfant. Je doute même qu'il ait un jour changé une couche."
Je croisai les doigts en priant pour que, si un jour K lisait cela, il tique à la référence implicite que je venais de faire. Puis je me tournai vers Chester, avec soudain une idée en tête.
" Je vois. C'est le pouvoir d'Esther qui te turlupines ?"
Le regard que me jeta mon Chat favori à cet instant confirma de très loin mes soupçons.
Une flamme se ralluma vivement dans son regard. Une puissante colère, et je savais à l'égard de qui elle était destinée.
Je reculai d'un pas.
Il sourit sans bouger.
Je ne l'avais jamais vu aussi froid, sauf il y a bien longtemps, lorsque son rôle l'avait promu comme le plus grand intime de l'ennemi glacial qui avait fait trembler l'ensemble de mes mondes, et moi avec.
" Qui ... ", commença-t-il en me dévisageant avec froideur, le faisant ressembler dangereusement à celle qu'il insultait depuis le début de notre conversation.
" Qui a osé me retirer mes pouvoirs, et surtout mon immunité face aux pouvoirs d'Esther ?"
" Comment sais-tu que...", lançai-je, surpris qu'il soit au courant de ce fait.
Puis je me rappelai, avant même que Chester n'ajoute le seul prénom qui suffisait à confirmer ses dires.
"Yliann", lança-t-il sur un ton doucereux. "Je n'ai pas résisté... à ses pouvoirs."
Je ne pu m'empêcher d'aborder un sourire crispé, entre l'envie de rire et l'envie de m'excuser.
" Il est vrai que cet épisode a peu ou prou amusé ta fan-base. Le grand Chester à la merci d'un inconnu qui le magnétisait involontairement ... "
Il s'avança, de nouveau menaçant.
" Qui a donc provoqué cela ?"
" Solveykiel ?", lançai-je sur le ton de la plaisanterie.
" Amusant. Et qui est le responsable direct des actions de Solveykiel ici bas ?"

Je n'eus pas besoin de répondre à cette question. Chester comme moi savions de qui il s'agissait.
Et je savais désormais que je ne m'en sortirais pas indemne. Il risquait fortement de me griffer. Sauf si je lui laissais entendre que c'était exactement ce que je souhaitais...
J'étais le responsable.

"Bien", avouai-je avec une certaine forme de crainte dans la voix. "Tu veux que donc que je te garantisse qu'elle ne pourra utiliser son pouvoir sur toi durant cette fan-fiction ?"
Chester sourit encore plus. De nouveau il était près de moi.
" Continue."
Il savait que, puisque cela était souvent aussi son jeu, je n'avais fait que la moitié du chemin.
" Tu veux aussi que je te promette de maintenir tes proches à l'abri de ses pouvoir ?"
Il esquissa un sourire plus mesquin encore en s'avançant.
" Ça se pourrait."

Je me pris alors à rire.
Ses oreilles se haussèrent, étonnées puis amusées. Il devait y avoir une forme de stress dans mon état, mais j'avoue que dans l'instant je m'amusais beaucoup.
" Je...", réussis-je à répondre entre deux hoquets de rire, " On parle d'une fan-fiction. Ça tournerait au vinaigre si je lui laissais ses pouvoirs."
Il continua de sourire. Je repris :
" Cela dit, je te vois rarement aussi suppliant. Tu dois vraiment tenir à tes proches... "

Son regard se fit plus insistant.
" Bien, bien. Si tu y tiens. Je te le promets.", acquiescé-je.
Je souris en disant cela, et une envie de rire me reprit, que je contint avec peine.
Jamais je ne pu avouer au Chat que j'avais en partie accepté pour ses beaux yeux. En réalité, jamais je ne pu accepter de le reconnaître à ce moment là.

Il s'avança une fois encore.
"Parfait", lança-t-il enfin avec un sourire satisfait. " Je vais maintenant m'assurer que tu tiendras réellement ta promesse, petite proie."
J'écarquillai les yeux de surprise.
Jamais Chester n'avait consenti à tel sacrifice pour qui que ce soit. Il devait vraiment y tenir.
Un rougissement échappa à mon contrôle. J'aurais pu être jaloux envers le Carnassier si la gêne n'avait pas été la plus forte.
" Tu ... devrais éviter."
Il sourit.
" Pourquoi ?"
J'inspirai un grand coup, gêné, avant de répondre :
" Parce que si tu fais ça à chaque fois, je vais plus souvent faire des fan-fictions, par seul plaisir de te voir sceller des promesses."

Pour la première fois, j'eus droit à son plus beau sourire.
" Eh bien, puisque cela semble tant faire plaisir à certains lecteurs, fais-donc ces fan-fictions."

À l'instant même où il acheva sa phrase, une partie de moi maudit le jour où j'avais décidé d'en faire la réincarnation d'Esther. >>



*soupir* D'accord. Je verrai pour une fan-fiction.


Dernière édition par Yoendel le 25.02.16 19:01, édité 1 fois (Raison : mise en forme)

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Re: Grande famille

Message  Klev le 25.02.16 1:53

*quelque part, loin, un carnassier de douze ans fronça les sourcils, comme si quelque chose d'étrange avait piqué son amour propre l'espace d'un instant avant de disparaître dans une bouffée de logique en lui laissant un sourire sur le visage.*

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La plus belle famille de Miaoul

Message  Yoendel le 25.02.16 19:00

Fanfic n°2 : La plus belle famille de Miaoul

<<
- Encore en retard, comme toujours.
L'hybride aux yeux de feu soupira lorsque sa Némésis, qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau, ferma la porte derrière elle.
Elle retira son manteau avec grâce, le déposant avec un soudain désintérêt sur le portemanteau vide à côté de la porte.
Depuis le vaste canapé du salon, il la dévisagea des pieds à la tête, et afficha un sourire qui n'avait pas grand chose de franc, et marquait plutôt une profonde ironie.
- Tu es resplendissante, ce soir.
Elle haussa les sourcils en le contemplant. Le Chat se tenait, décontracté, apparemment à l'aise dans ce tout nouveau canapé qu'ils venaient de faire installer la semaine d'avant. Son regard à elle se mua en un sourire, lorsqu'elle observa plus particulièrement ses attributs félins : comme à l'accoutumée, s'il contrôlait plutôt bien les mouvements de ses oreilles, son appendice caudal trahissait par petit a-coups sa gêne. À l'instant c'était son énervement qu'elle pouvait observer dans ces petits mouvements saccadés, mais parfois, en d'autres temps, d'autres lieux...
Elle s'avança, amusée.
- Merci, lança-t-elle en réponse au compliment.
Avec un déhanché parfaitement maîtrisé, qui mettait en valeur la robe de soirée rouge brillante qui était la sienne, elle arriva devant le canapé. Elle remarqua la télécommande qui trainait à quelques centimètres de la main de Chester, et devina quelle chaine il avait pu regarder pendant son absence.
Elle ne se gêna pas pour s'assoir directement sur ses genoux, s'installer à l'aise, et l'embrasser délicatement pour lui souhaiter une excellente soirée. Il la laissa faire, à contrecœur, restant aussi stoïque que possible, le regard porté sur l'écran plat désormais noir.
Elle sentit sa réticence, et s'installa plus confortablement encore sur lui, n'hésitant pas une seconde à se coller plus encore contre sa personne.
- Allons, Chestinou d'amour. On ne va pas réaborder le sujet. Je t'ai déjà dit que je ne pouvais pas faire autrement.
Un sourire contrarié naquit sur les traits de son cher et tendre, qui dans l'instant ne se montrait pas aussi tendre que son titre ne le prétendait.
- Regarde-toi, lança-t-il avec une ironie à peine dissimulée. Qu'avait-on convenu à ce sujet ?
- Je sais, je sais, avoua-t-elle avec une moue de désolation. Mais ce soir, le show imposait que...
- Je sais ce que le show imposait, coupa-t-il avec un regard crispé vers la robe de sa moitié. On travaille dans le même business, chérie. Mais certainement pas ça. Ça, c'est ton patron qui le souhaitait.
Elle afficha un regard honteux, comme si elle regrettait ce qu'elle avait bien pu faire.
- Je suis désolée, mon ange... je ne pouvais pas faire autrement.
- À la bonne heure, rétorqua-t-il avec énervement. Tu ne peux pas faire autrement que suivre les désirs lubriques de ton supérieur hiérarchique ?
- Je... c'est bien plus compliqué que...
- Tu me l'as déjà dit, ça, la dernière fois. Et celle d'avant aussi.
- Je...
Elle s'interrompit, contemplant les oreilles de son amoureux, qui frémissaient maintenant de colère. Elle ne put s'empêcher de lever une main pour en frôler une, ce qui la fit immédiatement se rétracter au contact de ses doigts.
- Tu es mignon, quand tu es jaloux, avoua-t-elle avec un doux sourire.
Une flamme s'alluma dans le regard de son Chat d'amour, qui détourna le regard dans un énervement qui dissimulait une petite part de sa gêne.
- je..., commença-t-il avec hésitation, je t'ai déjà dit que cette façon de t'habiller est... hyper-sexualisée. Je n'aime pas ça.
Elle sourit, et sa main descendit de l'oreille de son aimé pour venir caresser sa joue puis son cou. Il feignit l'indifférence la plus totale.
- Je sais...
- Et tu ne fais pas ça pour le Show. Il n'a jamais été stipulé dans ton contrat que tu devais faire dans le stéréotype. Tu imagines l'image de la femme que tu donnes ? On dirait... on dirait que tu aimes ça, aguicher ton patron, exagérer...
- Je... je t'aime, tu sais.
Il soupira.
- Parfois, je me pose des questions à ce sujet.
Sa main se leva de canapé pour venir doucement enlacer sa promise.
- On dirait que ton poste t'importe bien plus que ta vie familiale. J'ai le même travail que toi, et personne ne me demande de m'hyper-masculiniser, moi. Et je libère plus de temps libre que toi.
Les oreilles d'Esther tombèrent légèrement.
- Je sais... mais j'aime mon travail.
- Plus que ta famille ?
Elle le regarda avec une moue de tristesse.
- Comment peux-tu penser ça ?
Elle se rapprocha de lui, affichant soudain un sourire enthousiaste, sa main revenant glisser sur le polo que son amoureux portait aujourd'hui.
- Tu souhaites que je te prouves à quel point je t'aime ?
La main libre de Chester l'arrêta alors qu'elle s'apprêtait à passer sous le polo.
- Esther.
Le ton était sans appel, et le sourire crispé qu'il avait affiché alors indiquait que, chose inhabituelle chez lui, il n'avait pas la moindre envie de jouer.
Cela la choqua. Elle adorait lorsqu'ils pouvaient jouer ensemble, et ces derniers temps, quelque chose avait changé à ce sujet.
- Il n'y a pas que moi, lança-t-il en la regardant droit dans les yeux.
Elle le contempla avec un regard amusé, mais au fond d'elle s'insinuait une certaine forme de doute.
- Que veux-tu dire ?
Son sourire se renforça d'avantages.
- Sais-tu quel jour on est, aujourd'hui ?
Elle réfléchit un instant, sourit, et répondit avec emphase :
- Tu veux jouer à chat, c'est ça ? À chaque devinette, un câlin ?
Il fronça les sourcils.
- Je ne plaisante pas, Esther. Tu ne te souviens même pas de ce qu'il y a aujourd'hui ?
- ... Notre anniversaire ?
Elle avait lancé cela sans aucune conviction. Après tout, il ne lui semblait pas que ce soit à cette date là qu'ils s'étaient rencontré. D'autant qu'ils fêtaient généralement cette rencontre un peu tous les jours. Enfin, quand tout allait bien.
Elle sourit avec gêne.
- Allez, lança-t-elle sur un ton entre la supplication et la plaisanterie. Ne fais pas ton cachottier !
Le Chat afficha un visage quelque peu déçu, et ses oreilles retombèrent.
- Je t'avais pourtant bien dit, hier, de te libérer tôt aujourd'hui. Et je te l'ai répété ce matin encore !
Elle se mit à ronronner.
- Comment tu voulais que je retienne quoi que ce soit, après la merveilleuse soirée que tu m'as fait passer hier ? Hormis bien sûr le fait que tu me donnes toujours envie de...
Il soupira, puis la coupa dans son élan. S'il la laissait finir, elle allait l'entrainer sur un joli terrain, mais qui ne serait qu'une fuite de leurs responsabilités. Et Esther semblait déjà trop immature pour qu'il ne puisse se permettre de la suivre sur ce terrain.
- Esther. Nous ne sommes plus seulement deux tourtereaux en lune de miel.
Elle afficha un air de profonde déception. Il reprit immédiatement après avoir bien marqué le coup par son silence :
- Comment as-tu pu oublier qu'aujourd'hui, nous fêtions le premier anniversaire de notre...
Comme par enchantement, un bruit interrompit immédiatement Chester, dont les oreilles se tendirent en direction de la chambre voisine.
Sa femme perçut juste après le petit cri qui avait coupé leur conversation.
Un pleur qui commençait.

- Mickaël !, lança la femme, en regardant son mari avec étonnement.
Comment diable avait-elle pu oublier cela ?!
Chester lui esquissa un sourire fatigué. Par quel sorcellerie était-elle capable d'oublier l'existence de leur enfant, cela, il l'ignorait.

Puis le Chat repoussa doucement mais fermement la femme aux cheveux de feu, et se leva.
- Il t'as attendu, tu sais. J'ai presque hésité à lui donner son cadeau sans t'attendre.
Le mâle sortit de la pièce quelques instants, pour revenir avec un petit enfant de un an dans ses bras, qu'il tenait avec tendresse d'une main tout en lui tendant l'index de son autre main, que l'enfant avait encore le réflexe d'attraper.
Esther se leva à son tour, le regard attendri, et s'avança vers le père et l'enfant.
- Désolé, mon ange, lança-t-elle sur un ton d'excuse à son bébé. Maman avait du travail, elle n'a pas pu revenir avant.
Chester lui jeta un vague regard noir, puis son regard revint vers son fils.
L'enfant avait exactement la même couleur de cheveux que son père, un rouge particulièrement vif, et partageait aussi la couleur de ses yeux. Au bout de son nez qui avait quelques aspects du museau, des prémisses de vibrisses avaient poussé, ce qui le rendait particulièrement attachant. Et son sourire amusé lorsque son père s'amusa à lui montrer les griffes était même carrément craquant.
L'enfant s'amusait à crisper le doigt de son père, et la griffe apparaissait alors. Mais Chester prenait bien garde à ce que son enfant ne mette pas son doigt dans sa bouche aux moments où il le faisait.
Mickaël avait aussi quelques problèmes pour rétracter ses propres appendices en alpha-kératine. Ses griffes ne cessaient de rentrer et ressortir aléatoirement au gré de ses tortillements, ce qui accentuait son côté infantile. Et sur ce point là, sa néoténie conserverait ce trait longtemps.
Esther se sentit un peu honteuse d'avoir pu à ce point oublier l'anniversaire de son fils. Elle l'aimait profondément, seulement... une partie d'elle avait tendance à faire oublier au reste de son corps l'existence de tout ce qui n'avait pas trait à sa libido. Elle tenait cela de sa propre lignée de démons liés à la luxure, et maintenant le regrettait amèrement.
Elle demanda à le prendre, et Chester hésita un moment avant d'accepter à contrecœur.
Elle sourit à son chérubin lorsqu'elle le reçut, et ce dernier sembla heureux de se retrouver dans les bras de sa mère. Son sourire béat se mua en une sorte de rire lorsque cette dernière commença à se pencher sur lui pour frotter son museau contre le sien, en lâchant des "gouzi gouzi" aussi stupides qu'amusant pour l'enfant.
Esther eut une vague de satisfaction à la vue du sourire de son fils. Elle se tourna vers son mari, qui souriait enfin.
Il se pencha vers elle et lui donna un bisou sur la joue.
Elle sourit, lui sourit, puis retourna faire gouzi gouzi avec le museau de son enfant.
À un moment, elle s'interrompit, surprise, et apostropha Chester qui venait de s'éloigner pour aller chercher un petit cadeau emballé dans du papier bleu avec des étoiles jaunes.
- Chut, lui intima-t-elle avec surprise. Tu entends ?!
Le regard de Chester s'illumina de surprise, puis s'attendrit.
Pour la première fois depuis sa naissance, le petit Mi ronronnait.
- Mais oui t'es tout mignon !, lança sa mère avec tendresse en reprenant de plus belle ses chatouilles du museau de l'enfant, avec ses mains cette fois.
Puis, quelques instants plus tard, elle se pencha vers Chester qui contemplait d'un air ébahi et comblé son fils. Elle lui murmura à l'oreille qu'elle adorait quand lui ronronnait aussi, et qu'elle savait de qui Mi tenait.
Les joues de Chester s'enflammèrent.
Elle regarda vaguement le cadeau, et se tourna vers le petit bambin avec amour.
- Joyeux anniversaire, mon petit choupinou d'amour ! C'est qui qui va recevoir son premier cadeau ? C'est toi !
L'enfant réagit au grand sourire de sa mère en se tortillant avec gêne. Puis un petit miaulement lui échappa l'espace d'un instant.
Ce dernier ravit les oreilles de son père, qui se tourna vers sa femme avec un immense sourire. Il avait l'impression à travers son amour pour son fils de retomber encore plus amoureux d'Esther.
Il tendit le paquet, pour le montrer à son enfant. À ce moment la petite queue rouge jusque là prise dans ses vêtements sortit et se mit à remuer, jusqu'à ce que le regard de l'enfant ne s'attarde avec étonnement sur cet objet bleu qui lui était présenté à l'instant, et dont il ignorait la nature. Là, ses oreilles comme sa queue s'immobilisèrent, et l'enfant ouvrit de grands yeux.
À ce moment là, l'intérieur du paquet se mit un tout petit peu à remuer, et un petit grattouillis s'échappa de la boite en carton.
Esther, qui ne savait pas non plus ce que son mari avait acheté, s'étonna.
- Un animal de compagnie ?
Chester afficha un sourire satisfait.
- Tu vas voir.
Il regarda Mi qui contemplait la boite avec toujours le même air hébété, et lui envoya un sourire.
- Tu veux savoir ce que c'est, hein ? Attends, je vais te l'ouvrir.
Le père sortit de nouveau la griffe de son index, et la passa cette fois-ci sur le carton, déchirant le papier cadeau du même coup. Puis il ouvrit la boite, alors que sa femme tenait leur enfant de manière à ce qu'il puisse voir facilement ce qui se trouverait dans le carton.
Chester afficha une forme de surprise, qui se mua en un sourire amusé, lorsqu'il se rendit compte que le carton en question était vide.
- Que..., commença sa femme, ébahie.
Dans les bras de Mi, maintenant tout endormi, se tenait un tout petit, petit chaton.
- Je..., reprit Esther avec étonnement.
Son mari se gratta l'arrière de la tête avec gêne.
- Oui. C'est le Chaton Vaporeux.
Il évita le regard de sa femme en ajoutant :
- Je l'ai... disons... emprunté.
Pendant ce temps, le petit Mickaël regardait avec étonnement, sans comprendre, cette nouvelle boule de poils qui venait de se loger entre ses petits bras.





Quelques heures plus tard, alors que leur Chérubin dormait à côté de son futur animal de compagnie, Esther se serra dans son propre lit contre Chester.
- Encore désolé pour le retard... ça n'arrivera plus, promis.
Il grogna légèrement, mais n'ajouta rien, observant le plafond de leur chambre. Elle reprit quelques secondes plus tard.
- Tu sais, je ... trouve que le rôle de père te va plutôt bien.
Il ne répondit pas, et se contenta de sourire pour dissimuler le fait que le compliment le touchait.
Elle se blottit contre lui, ajoutant à brûle pourpoint :
- Tu me donnerais presque envie d'avoir d'autres enfants.
Chester rougit vaguement.
- La luxure qui est en toi semble un peu trop présente, en ce moment, lâcha-t-il finalement.
Elle eut un petit rire cristallin, et répondit :
- Avoue que ça te fait plaisir.
Il rougit un peu plus. Il ne pouvait pas l'avouer, il n'en avait pas le droit. Pour le bien de sa famille, il était nécessaire qu'il ne pousse pas sa femme dans ses retranchements démoniaques, en eussent-ils eu tous les deux envie.
- Allez, Chestinou, tenta-t-elle une fois encore en promenant ses mains le long du polo de son amoureux, qu'il n'avait pas retiré encore. Notre chéri dort, et je suis pressée de te voir à nouveau ronronner !
Chester s'apprêtait à protester, mais abandonna quelques instants plus tard, au moment même ou la luxure poussait sa femme à passer les mains sous le polo et sous le T-shirt. Son toucher était volontairement très agréable.
- Très bien. Va pour d'autres enfants. Une fille, cette fois ?, lança-t-il avec un sourire complice.
Esther afficha un sourire enthousiaste qui trahissait maintenant une partie de l'excitation naissante en elle.
Elle s'apprêtait à le chatouiller, lorsqu'un bruit l'interrompit d'un coup, rabattant immédiatement ses oreilles en arrière à cause de la surprise presque appeurante. Chester eut un instant de surprise, puis afficha un sourire amusé.
- Oh oui, faisons d'autres enfants, lâcha-t-il avec mesquinerie en se dégageant gentiment de l'étreinte de sa femme.
Juste avant de se lever pour aller consoler Mickaël, qui s'était réveillé à l'instant et pleurait désormais à pleins poumons, il donna un baiser à sa charmante femme.
- Le devoir m'appelle, chérie. Tu va devoir patienter un tout petit peu : un petit monstre à la fois ! >>




Voilà. *soupire* Pfiou. La prochaine fois, à votre tour de fanfictionner !
En plus, à ce rythme là Chestinou d'amour Chester va finir par me tuer.

_____________________
"On ne voit bien qu'avec le cœur: l'essentiel est invisible pour les yeux." le renard, A de St Exupéry.
"Qu'est-ce que signifie «apprivoiser»? dit le Petit prince.
-C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie «créer des liens...»"
http://www3.sympatico.ca/gaston.ringuelet/lepetitprince/chapitre21.html
"eux veulent me forcer à parler pour ne rien dire, alors je ne dis rien pour parler."
"Il ne faut pas mettre les gens dans des petites cases ; c'est un signe de confusion mentale, mon chou !" les Chants de la Mallorée
"Point de monde sans hasard... point de hasard sans monde... la boucle est bouclée" Alexandra.
"et si notre monde avait 3 coordonnées temporelles pour une spatiale ?"
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Re: Grande famille

Message  Bacrima le 25.02.16 21:25

Trop bien !!!! Very Happy

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Re: Grande famille

Message  Yoendel le 25.02.16 22:13

Que Chester me tue ? Pas faux. Avec lui, la mort est plutôt douce, en effet.

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Re: Grande famille

Message  Klev le 25.02.16 23:53

Le chaton vaporeux. Voilà donc où il était passé.

*rires*

(Pour l'explication, Bacrima, le Chaton vaporeux est un chaton « quantique » de mon imaginaire ; il a la faculté de basculer à travers les possibles et les endroits sans le contrôler vraiment. D'où le fait qu'il n'était plus dans la boîte une fois celle-ci ouverte… ^^)

C'est super mignon, tout ça ! Et très tendre. J'aime beaucoup.

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Imagine all I'll learn by setting it free…
…and what doors might open if I try to use it…
…but the magic's what I really want to see.

Klev aimerait bien voir fini le projet archangel afin qu'il puisse être heureux sur GDLP.

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Re: Grande famille

Message  Yoendel le 26.02.16 0:30

Klevounet a écrit:D'où le fait qu'il n'était plus dans la boîte une fois celle-ci ouverte

D'autant plus que, pour plaisanter (Fanfic oblige), je lui ai donné certains côtés de son homologue bien connu :
--> être enfermé dans une boite.
--> remuer et gratter lorsque la boite est fermée... mais être endormi lorsqu'elle est ouverte. (difficile de rendre un témoignage de la superposition d'états par écrit)

Klevichou a écrit:C'est super mignon, tout ça ! Et très tendre. J'aime beaucoup.

*soupir*
En un certain sens, même si les paroles sont trop "adultes", c'est... le vrai Chester en couple.
Lorsqu'il se sentira en couple, et assumera ce fait, alors son comportement devrait ressembler à un mélange subtil entre les deux protagonistes... puisque les deux sont lui.
Après, bien entendu, il n'agit jamais ainsi normalement avec lui-même. Il n'est pas attaché à ses instances passées, ni même amoureux d'elles.

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